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 VÉGÉTARISME ET SURVIE DE LA PLANÈTE (le 04/03/2007 à 15h53)

VÉGÉTARISME ET SURVIE DE LA PLANÈTE

Marjolaine Jolicoeur - AHIMSA, 2004

L'industrie de la viande est une catastrophe écologique pour notre planète et une source de souffrance autant pour les humains que pour les animaux. La viande est un gaspillage d'eau, de céréales. Elle est liée à une dégradation des sols, à la déforestation, à la contamination des eaux par les nitrates, les engrais, les pesticides et à la destruction des forêts tropicales . Elle a un impact sur l'effet de serre par les gaz polluants des élevages d'animaux provoquant ainsi de graves changements climatiques. L'industrie de la viande affame les plus pauvres , contribuant à la famine et à une mauvaise répartition des ressources.
Partout dans le monde , on consomme de plus en plus de viande et de lait. Depuis l950, la production mondiale de viande a augmenté de 44 millions de tonnes à 221 millions de tonnes . Sur notre planète vivent : l.8 milliard de moutons et de chèvres, l3.5 milliards de poulets l.3 milliard de bovins et l milliard de cochons.
(Source: World Watch Institute)

 


La moitié de l'élevage mondiale de cochons se fait en Chine et ce pays doit maintenant importer de larges quantités de céréales. La Chine est le second plus important importateur de céréales au monde pour ses animaux d'élevage mais aussi pour sa fabrication de bière dont la consommation augmente de 7% chaque année. Il existe 800 brasseries en Chine. La majorité de l'orge importée est utilisée pour la fabrication de la bière. Grâce aux subventions monétaires de la Banque mondiale, la Chine projette la construction d'usines d'élevage et d'engraissement de cochons pouvant compter jusqu'à 250 000 animaux. Les élevages de poulets y sont aussi gigantesques. La Chine est le leader mondial pour l'exportation de bouillons de poulet. (Ce qui pourrait changer suite à l'épidémie asiatique de grippe du poulet).

A l'échelle planétaire, 90% des cultures de soya vont aux animaux d'élevage. (World Watch Institute)

Aux États-Unis 70% des céréales vont aux animaux d'élevage. En Inde seulement 2% des céréales vont aux animaux . (USDA FAS l991)

Dans un parc d'engraissement de 37 000 bovins américains , 25 tonnes de maïs sont distribués à toutes les heures . (Steve Boyan, University of Maryland)

Si toutes les céréales utilisées pour le bétail américain étaient consommées directement, elles pourraient nourrir 800 millions d'humains. (David Pimental, professeur d'écologie au Cornell Institute)

Il faut 7 kilogrammes de céréales pour produire l kilogramme de boeuf - 4 kilogrammes pour produire l kilogramme de cochon - 2 kilogrammes pour produire l kilogramme de poulet . (World Watch Institute)

 

A l'heure actuelle 776 millions de personnes, soit l sur 6 souffrent de malnutrition et, en dépit d'une production céréalière en augmentation de près d'un milliard de tonnes depuis le milieu des années l960, un pourcentage important de cette quantité n'est pas utilisée au bénéfice des humains . Un peu plus d'un tiers du rendement mondial en céréales est destiné aux animaux chaque année, de même qu'un quart de la production mondiale de poissons. (FAO "Agriculture mondiale")

En l985, pendant la famine en Ethiopie, alors que la population mourait de faim, le même pays exportait des céréales pour le bétail anglais. (Compassion in world farming)

GASPILLAGE DE L'EAU

La pénurie d'eau potable menace à l'échelle mondiale: 40% de la population, répartie dans 24 pays, souffrent de pénurie d'eau, tant en quantité qu'en qualité. (Banque mondiale)

Plus de 3 millions d'enfants de moins de cinq ans meurent chaque année dans le monde de diarrhées causées essentiellement par les eaux contaminées et les pathogènes transmis par les aliments. (International Food Policy Research Institute)

25 pays africains devraient manquer d'eau d'ici les 25 prochaines années tandis que la Chine et l'Inde seraient soumises au stress hydrique. D'ores et déjà 70% des ressources en eau douce sont dégradées ou polluées. (Comité des Nations Unis pour l'environnement)

On estime que la moitié de la consommation d'eau potable mondiale est destinée à la production de viande et de produits laitiers.

Aux États-Unis, 80% de l'eau potable
sert à l'élevage des animaux.

En Californie, l'industrie laitière, la plus importante du pays, consomme autant d'eau qu'une ville de 22 millions d'humains . (Greenpeace). Cet État souffre périodiquement de sécheresse et d'un manque d'eau pour ses habitants. Pour produire l kg de poulet , il faut 3, 500 litres d'eau. En comparaison , il faut 900 litres d'eau pour un kilogramme de blé et 500 litres d'eau pour un kilogramme de pomme de terre. (David Pimentel)

 

Un abattoir de volailles utilise l00 millions de gallons d'eau par jour , l'équivalent de la consommation d'une ville de 25 000 habitants. En Europe plus de 50% des eaux polluées sont dues à l'élevage intensif des animaux y compris les élevages de poissons.

DÉJECTIONS DES ANIMAUX

Un bovin produit 23 tonnes de déjections par an - 10 cochons en produisent 21 tonnes . (World Watch Institutt)

Aux États-Unis, les activités intenses des fermes d'élevage ont généré 4 milliards de tonnes de déchets animaux en l996 polluant les eaux plus que toutes les autres sources industrielles combinées. (Ministère de l'environnement américain)

Pour chaque kilogramme de boeuf environ 40 kg de fumier sont produits . (Environnement Canada, l995)

Les excréments d'animaux engendrent d'énormes quantité d'ammoniac responsable de la sur-fertilisation des cours d'eau causant une évasion d'algues et étouffant la vie aquatique. L'élevage des animaux est responsable pour environ 40% des émissions globales de gaz ammoniac - dont on prévoit une augmentation d'au moins 60% d'ici 2030 - qui sont l'une des causes majeures des pluies acides . (Union végétarienne européenne)

L'augmentation rapide de la demande des produits d'origine animale entraîne des concentrations d'animaux incompatibles avec la capacité d'absorption de leurs déchets. De fortes densités animales à proximité des agglomérations humaines causent de sérieux problèmes de pollution. De vastes zones d'Europe de l'Ouest (Pays-Bas, nord de l'Allemagne, Bretagne en France, vallée du Pô en Italie), le nord-est des États-Unis et, de plus en plus, la région côtière du Sud-est asiatique ainsi que de vastes plaines de la Chine enregistrent aujourd'hui d'énormes excédents d'éléments pouvant aller de 200 à plus de 1000 kg d'azote par ha et par an. (Steinfeld, de Haan et Blackburn 1991).

A l'échelle de la planète, les élevages industriels de porcs et de volailles produisent 6,9 millions de tonnes d'azote par an. Les excédents d'azote et de phosphore s'infiltrent dans le sol par lessivage ou par ruissellement en polluant les eaux souterraines, les écosystèmes aquatiques et les sols humides. (Narrod, Reynnells et Wells 1994).

TOUJOURS PLUS DE GASPILLAGE ET DE DESTRUCTION

Les troupeaux d'animaux utilisent la plus grande partie des terres agricoles dans le monde: en 1999, quelque 3 460 millions d'hectares étaient utilisés régulièrement comme pâturages, soit plus du double des terres agricoles cultivées en permanence. (UVE)

Pour produire l kg de viande, il faut la même surface de terre que pour cultiver 200 kg de tomates ou l60 kg de pommes de terre ou l20 kg de carottes ou 80 kg de pommes . (Jeremy Rifkin)

Sur l acre de terre (2 l/2 acres = l hectare) : 20 végétaliens peuvent se nourrir ou l carnivore

Les forêts tropicales humides couvrent environ 720 millions d'hectares et abritent quelque 50% de la biodiversité de la planète. Plus de 200 millions d'hectares de ces forêts ont été détruites depuis 1950, notamment pour faire place à des pâturages ou des fermes de bovins. Cette déforestation a été liée à la perte de certaines espèces végétales et animales uniques en Amérique du Sud et du Centre, la plus riche source de biodiversité du monde. En Amérique centrale, les aires de pâturage sont passées de 3,5 millions à 9,5 millions d'hectares depuis 1950 et la population de bovins a plus que doublé, passant de 4,2 à 9,6 millions d'animaux (Kaimonitz 1995).

Le Brésil possède le deuxième plus grand troupeau de bovins du monde, après l'Inde, avec l60 millions d'animaux.

Pour un hamburger , on transforme en pâturage: 6 mètres carrés de forêts vierges. Si la viande vient d'un bovin sud-américain, on détruit : 75 kilogrammes de matière vivante, 20 espèces végétales, l00 insectes et des douzaines d'espèces d'oiseaux , de reptiles et de mammifères. (Jeremy Rifkin) Les États-Unis importe 200 millions de livres de boeuf de l'Amérique centrale chaque année . (Steve Boyan, University of Maryland)


Source photo: http://freda.auyeung.net

Déforestation au Québec: le sud de la province se déboise à un rythme fort inquiétant particulièrement dans les basses terres du St-Laurent. Dans les régions de Chaudière-Appalaches, du Centre-du-Québec, de la Montérégie et de Lanaudière, la déforestation s'est accrue de 30% depuis trois ans comparativement aux cinq années qui ont précédé. Cette déforestation serait attribuable en grande partie à l'adoption de nouvelles normes d'épandage , qui ont accru la superficie nécessaire pour le "recyclage" du fumier et du lisier provenant principalement de l'élevage des cochons. La déforestation a frappé un total de 32 000 hectares de forêt, soit 320 kilomètres carrés, entre l999 et 2002. (Ministère de l'Environnement, Québec)

SUBSTANCES TOXIQUES DANS L'ENVIRONNEMENT ET LA VIANDE

Des traces d'éléments sont souvent ajoutées aux aliments du bétail comme sources d'oligo-éléments. Le cuivre et le zinc sont délibérément mélangés à une variété de concentrés alimentaires du bétail tandis que des métaux lourds comme le cadmium sont introduits involontairement dans les aliments par le biais des phosphates présents dans les ingrédients utilisés. La digestion concentre ces divers éléments à des taux élevés dans le fumier et le purin des animaux. Les sols auxquels sont régulièrement appliqués des déjections de cochons et de volailles peuvent accumuler d'importantes quantités de métaux lourds capables à leur tour de contaminer les cultures et de constituer une menace pour la santé humaine. (International Food Policy Research Institute: "L'élevage d'ici 2020: la prochaine révolution alimentaire")

Des substances toxiques comme des résidus de pesticides (qui contiennent souvent du mercure ou de l'arsenic), des métaux ( zinc, cadmium et cuivre) et des métaux lourds (comme le mercure contenu dans la viande de cochons nourris avec du maïs traité aux fongicides) contaminent à la fois l'environnement et les humains. (International Food Policy Research Institute) Aux États-Unis, 75% des pesticides vont pour les cultures de soya, de blé, de coton et de maïs. Mondialement 2.5 millions de tonnes de pesticides sont utilisées chaque année. (David Pimental) . A cause du phénomène de la bioconcentration, la viande contient environ l4 fois plus de résidus de pesticides. Les produits laitiers en contiennent plus de 5 ½ fois plus que les végétaux. (Lewis Regenstein)

CHANGEMENTS CLIMATIQUES
"Le méthane produit par les bovins engendre un effet de serre qui correspond environ aux polluants du transport automobile global" .
(Jeremy Rifkin)


L'effet de serre est causé entre autres par trois gaz: le méthane, le protoxyde d'azote et le dioxyde de carbone .

Le méthane: il affecte la couche d'ozone dans l'atmosphère et contribue au réchauffement de la planète et aux changements climatiques globaux. Une des sources les plus importantes de production de méthane provient des ruminants: boeufs, vaches, buffles, moutons, chèvres et chameaux . Le méthane est rejeté par les animaux comme produit de la digestion. Il est exhalé au cours de la respiration, au cours d'éructations ou sous forme de flatulences. Il est également rejeté par les déchets solides produits par ces animaux, par la décomposition du fumier . Le fumier de tous les types d'animaux peut produire du méthane . Depuis 2 siècles, la concentration de méthane dans l'atmosphère a plus que doublé. Entre l5 à 20% des émissions mondiales de méthane sont liées à l'élevage des animaux. Les l.3 milliard de bovins de la planète produisent ll5 millions de tonnes de gaz de méthane annuellement . Une molécule de méthane contribue 25 fois plus à l'effet de serre qu'une molécule de dioxyde de carbone. (Jeremy Rifkin) Un boeuf produit environ 65 kg de méthane par année. Une vache laitière plus de l30 kg soit 500 litres par jour. (R. Desjardins, Agriculture et Agroalimentaire Canada)

Protoxyde d'azote : il représente le gaz à effet de serre le plus agressif (320 fois plus agressif que le dioxyde de carbone). Il est produit au cours du stockage du fumier ou lorsqu'il est appliqué sur le sol. C'est un décomposé stable qui se décompose difficilement et qui possède un temps de séjour dans l'atmosphère de 120 ans. Les principales sources agricoles de production de ce gaz , outre les déchets d'élevage comme le fumier, sont les engrais minéraux et la culture des aliments pour animaux.

Dioxyde de carbone: provient de la combustion de combustibles fossiles. La concentration atmosphérique de ce gaz a augmenté de 30% depuis les deux derniers siècles . L'industrie de la viande y contribue largement en raison de sa dépendance à la mécanisation pour produire l'énorme quantité de céréales et d'aliments servant à l'alimentation des animaux. Le déboisement - pour faire place aux pâturages et aux cultures - est une source d'émission de ce gaz. Les engrais chimiques (hydrocarbures) sont à base de pétrole ainsi que certains pesticides. De plus, les animaux sont transportés du lieu de leur naissance, vers l'encan, vers l'abattoir, chez le boucher, l'épicier et ces déplacements se font par camions , une autre source de pollution par l'essence.
1 kg de viande de cochon équivaut à l'énergie de 4 litres d'essence (David Pimentel, Cornell University)
1 kg de viande de boeuf engendre 50 fois plus d'émissions de gaz à effet de serre qu'un kilo de blé . (Jean-Marc Jacovi "L'avenir climatique")
Une auto produit 3 Kg/par jour de dioxyde de carbone. La destruction d'une forêt tropicale pour produire un hamburger produit 75 kg/par jour de dioxyde de carbone. (Steve Boyan, University of Maryland)
Bien que ces gaz soient naturellement présents dans l'atmosphère, leur récente accumulation résulte en grande partie des activités humaines. Cette augmentation a modifié la composition de l'atmosphère terrestre et aura un impact sur le futur climat mondial . L'effet de serre est lié à la fonte des glaciers, à la montée des eaux, à une recrudescence des inondations, des tempêtes, des tornades , à une aggravation des problèmes d'eau ainsi qu'à des sécheresses. Les impacts sur l'agriculture seront considérables.
DES SOLUTIONS?

Le prix de la viande ne reflète pas les désastres environnementaux qu'elle engendre. Selon les estimations du Worldwatch Institute, le prix de la viande devrait être doublé ou triplé si on prend en considération ses coûts liés à l'utilisation de l'énergie fossile, du gaspillage de l'eau, des céréales , de la pollution des sols et des émissions de gaz à effet de serre. Et ce sans compter les coûts des nombreuses maladies humaines causées par la consommation de produits animaux. Au lieu d'être largement subventionnée par les gouvernements, la viande devrait être au contraire lourdement taxée afin d'encourager les consommateurs à se tourner vers une alimentation à base de fruits, de légumes, de céréales, une alimentation moins catastrophique pour la santé de la planète mais aussi pour les humains et les animaux. De plus, une alimentation végétale démontre une plus grande compassion envers la souffrance et l'esclavage des animaux.

Viande biologique? Certains se donnent bonne conscience en mangeant de la viande provenant d'élevages dits biologiques. Cependant, ces animaux consomment aussi de grandes quantités d'eau potable, de céréales, rejettent des tonnes d'excréments et polluent l'atmosphère par le méthane et autres gaz nuisibles . Ils sont transportés vers l'abattoir, vers l'épicier par des camions fonctionnant à l'essence . Tous ces animaux finissent dans l'horreur de l'abattoir, car même s'ils sont dits biologiques, ils ne beuglent pas de plaisir sous le couteau du boucher. Le lait et le fromage dits biologiques proviennent de vaches dont les veaux sont envoyés à l'abattoir afin de fournir l'industrie de la viande. Idem pour le lait ou le fromage de chèvre. La chair animale peut être dommageable pour la santé humaine, même si elle est dite biologique. Elle contient des résidus de la pollution industrielle venant de l'atmosphère, comme les dioxides, le cadmium ou le mercure. Sous l'effet du stress à l'abattoir, l'animal qu'il soit biologique ou pas , libère de son squelette du plomb. Écologie vient du mot grec "maison". De toute urgence, nous devons prendre soin de notre maison la planète Terre. Individuellement, notre alimentation a des répercussions globales. Nous avons tous le pouvoir d'aider à la santé de notre planète et de ses habitants en ayant une alimentation végétale, sans viande et produits animaux.

 

LIENS

UN SIMPLE HAMBURGER
Il y a plus d’ingrédients dans un hamburger de 115 grammes que l’on ne peut le voir d’un simple coup d’œil. Pour commencer, 8000 calories d’énergie issue de combustibles fossiles sont utilisées dans la production agricole d’un hamburger de 400 calories, sans compter le petit pain. Selon des estimations on détruit 17 mètres carrés de forêt tropicale abritant 75 kilogrammes de plantes et d’animaux vivant pour produire un steak haché de bœuf en Amérique Centrale. Dans leur ensemble, la terre, le combustible et l’eau utilisés pour élever le bétail et transporter le bœuf de la ferme à l’assiette impliquent une dépense d’énergie beaucoup plus grande que le hamburger ne fournit à la personne qui le mange. Si l’on ajoute les à côtés tels que la pollution de l’eau, l’hypertension artérielle et les maladies cardio-vasculaire, les aspects négatifs du hamburger surpassent de loin leur valeur nutritive.
World Watch
http://www.delaplanete.org/article.php3?id_article=150&var_recherche=hamburger

RIEN DE PERSONNEL !
Mais que cela vous plaise ou non, le fait de manger de la viande devient un problème pour nous tous sur la planète.
World Watch
http://www.delaplanete.org/article.php3?id_article=148&var_recherche=viande

LES CONSOMMATEURS DE VIANDE POMPENT L'EAU MONDIALE - The Guardian
http://www.veganimal.info/article.php3?id_article=190

ÉCOLOGIE ET VÉGÉTALISME
http://www.veganimal.info/article.php3?id_article=9

NUTRITION ET SANTÉ HUMAINE
http://www.veganimal.info/article.php3?id_article=10

L’AGRICULTURE INDUSTRIELLE DANS LE MONDE EN DÉVELOPPEMENT
Sur certains points fondamentaux, c’est bien loin d’être un progrès.
Danielle Nierenberg est chercheuse à l’Institut Worldwatch
http://www.delaplanete.org/article.php3?id_article=83&var_recherche=viande

POPULATION MONDIALE, AGRICULTURE ET MALNUTRITION
L’augmentation de la production de nourriture par hectare de terre ne va pas de pair avec l’augmentation de la population, et la planète n’a virtuellement plus de terres arables ou d’eau douce en réserve. En conséquence, la surface de terre cultivable par personne a diminué plus que de moitié depuis 1960, et la production par personne de céréales, la nourriture de base, est en baisse partout dans le monde depuis 20 ans.
http://www.delaplanete.org/article.php3?id_article=156

 

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 Fatal Astéroïde : (le 14/02/2006 à 15h48)


Fatal Astéroïde :

Qu'est-ce qui représente la menace la plus sérieuse pour l'humanité ? Une guerre nucléaire ? Le réchauffement de la planète ? Non, la pire arme de destruction massive est un bloc de roche de plusieurs millions de tonnes qui dérive dans l’espace : un astéroïde. Si un astéroïde de 45 mètres de diamètre tombait sur terre, la force du choc serait égale à l’explosion de la totalité de l’arsenal atomique mondial. « Docs de Choc » vous emmène aux premières loges de ce terrible impact entre notre planète et un astéroïde. Science fiction ? Pas vraiment. La terre porte encore les cicatrices des précédentes rencontres dont la plus terrible a mis fin au règne des dinosaures. Les scientifiques estiment qu’un tel choc se produit tous les 1500 ans. En mars 2004 un astéroïde a frôlé nos têtes, il est passé à 43.000 kilomètres de la terre : l’altitude des satellites météo. Des solutions existent, mais malgré les risques aucun pays n’a encore lancé de programmes pour lutter contre ce danger qui signerait la fin de l’humanité….


M6 TV
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IMAGES pact.arc.nasa.gov/





Astéroïde de 2014 : la Fin du Monde n’aura pas lieu.

article de Didier Jamet


L’été a bien failli se terminer sans que nous ayons eu la moindre menace venue de l’espace pour frissonner sous la canicule, ce qui aurait été un précédent fâcheux. Fort heureusement, voici 2003 QQ 47 et son cortège de comparaisons catastrophistes, où l’on évoque pêle-mêle " 20 millions de bombes atomiques d’Hiroshima " et le cruel destin des dinosaures. Pauvres bêtes.

La vérité est que 2003 QQ 47 ne représentera sans doute jamais un quelconque
danger pour notre planète, pas plus le 21 mars 2014 que le 22 mars 2067, ni même au printemps 2099. Découvert le 24 août dernier, les scientifiques disposent d’à peine plus d’une semaine de données sur les éléments de la trajectoire de 2003 QQ 47, et sa probabilité d’impact est déjà ridiculement faible : une chance sur 1 million. Autant dire qu’il a à peu près autant de chances de toucher Mercure, Mars ou Vénus que la Terre.

S’agissant du niveau de risque représenté par cet astéroïde, il est pour le moment classé au niveau 1 de l’échelle de Turin (" l’échelle de Richter " des astéroïdes susceptibles de heurter notre planète), laquelle compte 11 échelons. Quant à avancer une estimation de l’énergie dégagée par cet improbable impact alors que le diamètre de l’astéroïde est très incertain (estimé entre un et trois kilomètres) et que sa composition est parfaitement inconnue, c’est tout simplement une vaste fumisterie.

Selon toute vraisemblance, 2003 QQ 47 connaîtra bientôt le même sort ingrat que son prédécesseur de l’été dernier, le " redoutable " 2002 NT 7, lequel devait éradiquer toute trace de vie sur Terre en 2019 : Au fur et à mesure de l’accumulation des données, les contours de sa trajectoire ont été précisés, et on s’est finalement rendu compte que, à chacune de ses prochaines approches, il croisera largement à l’écart de notre planète : 2002 NT7 passera en définitive au plus près de la Terre non pas en 2019 mais le 30 janvier 2020, et pas à moins de 4 millions de kilomètres, soit plus de 10 fois la distance Terre-Lune.

Céleste messager du grand tirage…

Alors pourquoi faut-il régulièrement, de préférence l’été, qu’un média annonce en une qu’un " astéroïde géant pourrait frapper la Terre " prochainement ? Le sensationnel fait vendre, c’est entendu, ce qui est toujours bien venu en cette saison de basses eaux éditoriales. Mais au-delà de ces éventuelles considérations mercantiles, il y a un grand malentendu sur la signification de l’apparition de ces objets sur les pages " d’alerte " des différents organismes chargés de les repérer. Ces " alertes " n’ont rien d’alarmant, elles servent juste à attirer l’attention des autres observatoires dans le monde, afin que tous contribuent le plus rapidement possible à déterminer la trajectoire exacte de l’objet nouvellement découvert.

Une menace pourtant bien réelle

Sommes-nous pour autant définitivement à l’abri de " recevoir le ciel sur la tête " comme le redoutaient tant nos ancêtres ?

Absolument pas. Le 25 septembre 2002, un objet céleste de nature encore indéterminée a embrasé le ciel de Sibérie dans un fracas ressenti à plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde. Le caractère inhabité et hostile des contrées au-dessus desquelles l’événement s’est produit n’a pas encore permis de déterminer ses éventuels effets au sol, mais son énergie a tout de même été estimée à 0,2 kilotonnes de TNT. De quoi faire beaucoup de dégâts dans l’hypothèse où la zone survolée aurait été plus peuplée.

Aussi l’humanité toute entière gagnerait à ce que les efforts entrepris actuellement pour le recensement des astéroïdes géocroiseurs de grande taille soient suffisamment prolongés dans le temps, afin qu’aucun objet supérieur à 20 mètres de diamètre ne nous soit inconnu.

Mais est-ce en criant " au loup ! " à la moindre découverte d’astéroïde que l’on sensibilisera mieux l’opinion publique à ce qui peut devenir un jour un vrai problème de sécurité civile ? Si l’on en croit l’histoire d’un certain berger finalement abandonné à son triste sort par des villageois lassés de ses fausses alertes, rien n’est moins sûr.



Dictionnaire

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VIDEO
CHUTE D'ASTEROID

Voir vidéo
Asteroide Eros survole par sonde Near

PLANÈTE ASTRONOMIE
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 La vie sur terre (le 09/02/2006 à 00h15)

La Terre est la seule planète du système solaire sur laquelle la vie est apparue et s'est développée il y a 3,8 milliards d'années, pour donner la diversité biologique que l'on connaît actuellement. La Terre était la seule planète à réunir des conditions favorables à l'apparition de la vie :

  • L'eau y est présente en permanence et en grande quantité sous les 3 formes : solide, liquide et gazeuse, ce qui n'est pas le cas sur Mars ni sur Vénus.
  • Les températures et les pressions y sont tempérées.
  • On trouve à la surface tous les éléments de base de la biochimie ( carbone, oxygène, hydrogène, azote ).

A l'époque de l'apparition de la vie sur Terre, les conditions étaient différentes des conditions actuelles et incompatibles avec la vie actuelle. L'atmosphère était constituée essentiellement de vapeur d'eau (H2O), de gaz carbonique (CO2), d'azote (N2), d'ammoniac (NH3), d'hydrogène sulfuré (H2S), de méthane (CH4), et était dépourvue d'oxygène moléculaire (O2). Elle était soumise à un puissant effet de serre et aux rayonnements solaires nocifs. C'est donc dans les océans qu'est apparue et s'est développée la vie.

Cette apparition est encore inexpliquée. Plusieurs théories ont été formulées sur l'apparition des premières molécules organiques nécessaires à la vie:

  • génération spontanée.
  • apparition au niveau des sources d'eau chaude océaniques.
  • création par action sur les gaz atmosphériques de l'énergie des rayonnements UV solaires et de l'énergie électrique des orages terrestres permanents.
  • apport de ces molécules organiques par des comètes.

L'assemblage de ces molécules organiques a permis l'apparition des premiers êtres vivants unicellulaires anaérobies, de type bactéries. Ces premiers êtres ont fixé le CO2 atmosphérique pour le transformer en oxygène moléculaire O2 et en ozone O3, rendant peu à peu l'atmosphère compatible avec une vie hors des océans.

video orages Internuageux

 source http://pegaze.oldiblog.com

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 L'avenir de la Terre (le 09/02/2006 à 00h19)

L'avenir de la Terre ne se limite pas à celui de l'Humanité. Même si l'Homme est capable de sa propre destruction et, peut-être, de celle de la Terre, il est plus probable qu'il disparaisse dans un temps géologique relativement court (quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'années) au profit d'autres espèces animales, à la suite de catastrophes naturelles ou technologiques pour l'instant inconnues. Quoi qu'il arrive, l'avenir de la Terre ne sera pas dicté par l'Homme mais par le Soleil et son inexorable déclin. Deux scientifiques américains, James Kasting et Ken Caldeira, ont réussi à modéliser l'évolution du Soleil, et donc l'avenir de la Terre. Leur modèle exclut volontairement tout événement de cause humaine ou extérieure susceptible de modifier de manière imprévisible l'état actuel de la Terre ( conflits nucléaires, collisions avec des météorites... ) et ne prend en compte que les paramètres naturels connus et essentiels.

Le vieillissement du Soleil se traduit par une augmentation de sa luminosité au fur et à mesure que son hydrogène se transforme en hélium. Cette augmentation entraîne un réchauffement à la surface de la Terre, avec pour conséquence une accélération de la fixation du CO2 atmosphérique par les roches silicatées. Le taux de CO2 dans l'atmosphère diminue, entraînant une lente disparition des espèces végétales puis animales.

  source http://pegaze.oldiblog.com

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 Les nouvelles guerres du climat (le 15/02/2006 à 00h44)

Lundi 2 janvier - 23h05

Inondations, sécheresse, ouragans

Les nouvelles guerres du climat




  Voir ou revoir cette émission en intégralité

C’est une certitude scientifique : l’homme est directement responsable du réchauffement du climat. Tout le monde le sait, beaucoup s’en alarment, mais jusqu’à quel point sommes-nous menacés ? Peut-on lutter contre ce phénomène ? En avons-nous vraiment la volonté ? De Kyoto à Montréal, alors que les conférences mondiales se succèdent depuis une dizaine d’années au chevet de la planète, certaines populations subissent déjà les conséquences de ce dérèglement climatique. Inondations, sécheresse, ouragans : il est déjà trop tard et des millions d’hommes devront peut-être migrer pour échapper aux éléments ou aux maladies.

Six mois après les cyclones qui ont dévasté la Nouvelle-Orléans, des milliers d’habitants ne sont toujours pas revenus de leur exode et certains s’interrogent sur l’avenir de cette ville. Pourra-t-elle résister à une nouvelle catastrophe que beaucoup d’experts jugent inévitable ? Faut-il tout reconstruire ? Cette côte américaine doit-elle être abandonnée à la mer ?
Enquête également au Nunavut, où les Inuits viennent de porter plainte contre les Etats-Unis, l’un des plus gros pollueurs de la planète, qu’ils accusent de les mener à leur perte. Comment les gaz à effet de serre menacent-ils la banquise et le mode de vie de ses populations ? De Montréal à Iqaluit, Complément d’enquête a suivi le combat d’une femme, porte-parole des Inuits, qui se bat pour leur survie.
Reportage au Niger, l’un des pays les plus pauvres du monde, où le réchauffement du climat tue. Paludisme, méningite : pourquoi ces maladies progressent-elles aux portes du désert ? Comment les scientifiques tentent-ils de comprendre et d’endiguer ce phénomène ?
Enquête enfin sur le droit à polluer, un mécanisme décidé à Kyoto et sensé lutter contre l’émission des gaz à effet de serre. Alors qu’il entre en vigueur aujourd’hui, quelle est sa réelle efficacité ? De Paris à Rabat, comment certaines entreprises spéculent-elles déjà sur une véritable bourse du carbone ?
L’homme peut-il gagner sa guerre du climat ? Les invités de Benoît Duquesne viendront répondre à cette question.

Reportages
> Louisiane : dans l’œil des cyclones
Une enquête de Edouard Perrin
> Niger : les docteurs du climat.
Un reportage de Claude Ardid et Didier Dahan
> Menaces sur le pôle
Une enquête de Joël Bruandet et Mathieu Comin
> Permis de polluer
Une enquête de Guillaume Porteu et Rémi Poissonier




Interview de Benoît Duquesne

Alors que les différents sommets sur le réchauffement climatique s’attachent à trouver des solutions globales, Complément d’enquête s’intéresse à ceux qui sont directement touchés par le réchauffement climatique....
Nous sommes allés à la rencontre des Inuits, qui en subissent les conséquences au jour le jour. Leur système de vie s’en trouve modifié, leur culture est menacée par le réchauffement de la planète. Nous avons également suivi une équipe de chercheurs installée au Niger, dont le travail consiste à étudier le climat, pour tenter d’anticiper l’influence qu’il aura sur la santé des populations. Le réchauffement climatique agit à plus ou moins long terme sur l’environnement et sur la santé des populations, avec l’apparition de nouveaux insectes et la recrudescence de maladies, notamment en raison de pluies plus soudaines et brutales.

Le réchauffement climatique n’a pas que des effets directs sur les populations vivant dans des conditions extrêmes. Le dernier exemple en date est celui de la Nouvelle Orléans...
Tout a fait. La ville subit de plus en plus le passage des cyclones. Ceux-ci ont même une influence sur la reconstruction de l’agglomération. Des études sont actuellement menées pour savoir quel type de digue va être construite. Les pouvoirs publics locaux redoutent des cyclones encore plus fréquents et dévastateurs. La question se pose désormais de savoir s’il est nécessaire de reconstruire certains quartiers situés dans des zones à risques.

La conférence de Montréal a-t-elle vraiment abouti à des propositions concrètes ?
Vu de l’extérieur, on peut avoir l’impression qu’elle n’a pas servi à grand-chose. Il n’y a pas eu de mesures spectaculaires. Si on s’attendait à des avancées exceptionnelles, forcément, il y a de quoi être déçu. Mais une autre version, plus optimiste, pourrait consister à se réjouir de la tenue de ce genre de sommet mondial, qui fait avancer les choses, lentement mais sûrement. La bonne nouvelle est que les Etats-Unis ont accepté de s’asseoir à la table des négociations et d’évoquer l’après Kyoto, à l’horizon 2012, c'est-à-dire demain.

Les Etats-Unis sont certes encore un peu réfractaires, mais localement, notamment en Californie ou à New York, des exemples de prise de conscience existent...
On peut effectivement se demander si la solution ne peut pas venir des individus, à plus petite échelle. Chacun, à son niveau, peut influer sur le réchauffement climatique. Cette prise de conscience locale peut permettre aux populations d’imposer une nouvelle ligne de conduite à leurs dirigeants.

Quelles mesures sont déjà appliquées pour lutter contre le réchauffement climatique ?
Par exemple, les bourses d’échange. Certaines entreprises obtiennent un "droit à la pollution", mais doivent en contrepartie s’engager à soutenir des projets dans les pays émergeants, selon de nouvelles normes drastiques, ce qui permet à l’économie de ces pays de se développer en se dotant d’une industrie peu polluante.

N’est-il pas temps de se regarder en face avant de désigner un responsable extérieur ?
Il est temps, en effet. La France s’abrite beaucoup derrière son bilan nucléaire mais devrait consacrer plus d’efforts au développement d’énergies de substitution. Il n’est pas nécessaire de prendre l’exemple très loin. L’Allemagne, notamment, est à la pointe en matière de développement d’énergies renouvelables (éoliennes, énergies solaires) et propose déjà une véritable alternative aux énergies polluantes.

Propos recueillis par Axel Constantinoff



Repères

> Protocole de Kyoto (1998) : traité international proposant un calendrier de réduction des émissions de gaz à effet de serre, qui sont considérés comme une cause possible du réchauffement climatique. Il a été négocié à Kyoto, au Japon. Ouvert aux signatures le 16 mars 1998 et arrêté le 15 mars 1999.
Conditions d'entrée en vigueur :
- Après ratification par 55 pays (condition atteinte le 23 mai 2002 avec la ratification par l’Islande)
- Tous les pays ayant ratifié le traité émettent au total au moins 55 % des émissions de CO2 de 1990 (condition atteinte le 18 novembre 2004 avec la ratification par la Russie).
En France, l’entrée en vigueur s’est traduite par le décret n°2005-285 du 22 mars 2005, permettant la mise en œuvre des modalités de fonctionnement au niveau de l’Union européenne, ardente défenseuse du protocole.

> 11e Conférence des Nations Unies à Montréal (2005) sur les changements climatiques en présence de 189 pays. Obtenu à l'issue de deux semaines de négociations et d'une ultime nuit de tractations, le plan de Montréal donne un second souffle au protocole de Kyoto, qui vient à échéance en 2012. Le protocole de Kyoto est entré en vigueur en février, mais ses mécanismes de fonctionnement (ébauchés lors des Accords de Marrakech, en 2001) ont été achevés avec le plan de Montréal.
Les travaux concernant la période 2013 - 2017 s'amorceront en mai 2006.

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