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 Le Carlyle Group rassemble le gratin de la politique mondiale (le 23/01/2006 à 14h47)

                        Fond sonore de l'article
                                                


                                          

                              Source des articles présentés

                                  

                                   Réseau de presse non-alignée


Complexe militaro-industriel états-unien
Le Carlyle Group, une affaire d’initiés
par Réseau Voltaire

Premier gestionnaire mondial de portefeuilles, le Carlyle Group rassemble le gratin de la politique mondiale. Piloté par l’ancien secrétaire à la Défense Frank Carlucci, il comprend aussi bien George Bush père que les Ben Laden, George Soros, Mikhail Khodorkovsky ou John Major. Il s’est spécialisé dans la prise de contrôle de sociétés d’armement et de médias. Profitant de la présidence d’un de ses anciens cadres, Bush fils, il influe selon ses intérêts sur la politique étrangère des États-Unis. Usant et abusant de ses relations, le groupe réalise 30% de retour sur investissement au risque de se voir régulièrement mis en cause dans des affaires d’initiés et de corruption.



9 février 2004

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Thèmes
 Pétrole et ressources énergétiques
 Pouvoir des multinationales

(JPEG) Le Carlyle Group est né, au milieu des années 1980, à la faveur d’une affaire d’esquimaux. Au terme d’un accord avec l’État fédéral, des sociétés d’Alaska ont reçu, en 1971, d’importantes subventions du gouvernement fédéral pour créer des entreprises sur place. Quinze ans plus tard, la plupart de ces sociétés avaient accumulé des dettes considérables et menacaient de déposer le bilan. Le sénateur de l’Alaska, Ted Stevens, parvint alors à faire adopter une clause dans la loi fiscale de 1984 autorisant ces sociétés à vendre leurs dettes à des compagnies états-uniennes florissantes, en échange d’un cadeau fiscal. En clair, une société esquimau ayant perdu 10 millions de dollars en une année fiscale peut vendre ses dettes 7 millions de dollars. L’acheteur états-unien peut, quant à lui, retrancher 10 millions de dollars des bénéfices déclarés à l’IRS, profitant ainsi d’une réduction fiscale de 3 millions de dollars [1].

 

Stephen Norris, cadre dirigeant de la division fusion-acquisition de la société Marriott, réalise que cette niche fiscale constitue un filon à exploiter. Son objectif : trouver des sociétés basées en Alaska disposées à vendre leurs dettes, les mettre en contact avec des compagnies états-uniennes, et empocher au passage 1 % de commission. Pour monter l’opération, il débauche David Rubinstein, ancien membre de l’administration Carter [2], qui travaille alors depuis 6 ans, au sein du cabinet Shaw, Pittman, Potts & Trowbridge et de G. William Miller & Co, également au service fusion-acquisition. David Rubinstein bénéficie d’un impressionnant carnet d’adresses qui lui permet de trouver les interlocuteurs des deux côtés.
Le succès de l’opération, conduite au sein de Mariott, incite les deux hommes à quitter la structure pour s’installer à leur compte. En quelques mois, ils s’arrogent ainsi 1% sur un milliard de dollars de réductions d’impôts obtenu, soit 10 millions de dollars. Le tout au sein d’une société nouvellement créée, et qu’ils vont nommer comme le Carlyle Hotel de New York, où ils tiennent la plupart de leurs rendez-vous. Le Carlyle Group est né.

Errements financiers, progrès politiques

Mais toutes les bonnes choses ont une fin et le gouvernement fédéral supprime rapidement cette niche fiscale. Rubinstein et Norris se reconvertissent alors dans le rachat d’entreprise, dans la conjoncture économique florissante des années 1980. Le but du jeu consiste à obtenir des prêts auprès de grandes banques, à acquérir des positions importantes dans des sociétés en difficulté, en prendre le contrôle à bas prix, réorienter leur politique commerciale puis les revendre à un prix supérieur. Le principal mode d’action est le rachat d’entreprise financé par l’endettement [3].

Les débuts sont chaotiques, Stephen Norris et David Rubenstein découvrant progressivement la nature impitoyable de l’univers économique dans lequel ils souhaitent opérer. Plusieurs opérations de rachat échouent au profit de sociétés plus rompues à l’exercice, tandis que d’autres réussissent, mais sans générer les profits escomptés. Au contraire, les pertes s’accumulent pour Carlyle en 1987-88. Les deux associés cherchent donc du renfort et recrutent plusieurs personnalités telles que Dan D’Aniello et William Conway, ancien dirigeant du service financier de MCI Communications.
Le plus gros coup est le recrutement d’un professionnel avisé de la finance, au passé politique controversé, Frederic V. Malek. Ce dernier, ancien chef du personnel du président Nixon, subit de plein fouet, en septembre 1988, un article du Washington Post relatant les délires paranoïaques et antisémites du président Nixon. On y apprend que Malek a, en juillet 1971, établi à la demande du président un listing des employés juifs du Bureau du Travail et des Statistiques, une démarche qui a abouti à l’époque à la mise au placard de deux fonctionnaires juifs situés haut dans l’organigramme, Peter Henle et Harold Goldstein. Le jour même de l’éclatement de l’affaire, qui compromet gravement sa carrière politique, il reçoit un appel de Stephen Norris qui l’invite à rejoindre Carlyle. Pour la société de Washington, c’est une façon inespérée de recruter un homme extraordinairement bien introduit dans le milieu des affaires états-uniens. Dans son carnet d’adresses figurent notamment les noms du président George H. W. Bush et de son fils, George Walker Bush, futur président. Avec lui, Carlyle peut acquérir une nouvelle dimension.

Cette nouvelle dimension ne concerne pas la réussite financière, mais plutôt le développement incroyable des connexions politiques de la firme, qui permettront, plus tard, d’importants succès. À l’époque, le premier projet concerne la reprise en main de Craterair, une société fournissant les repas aux passagers des vols de plusieurs compagnies aériennes. Le président directeur général de Marriott, J. W. Marriott, souhaite en effet se débarrasser de ce poids mort de sa compagnie, en 1989. Dan Altobello, qui dirige ce secteur, propose immédiatement à Carlyle de le racheter. Ce choix apparaît aujourd’hui comme une évidence : Norris, Malek et D’Aniello sont en effet tous les trois des anciens dirigeants de Marriott.
C’est Frederic V. Malek qui s’occupe de l’opération, à laquelle il fait participer George W. Bush, fils du président de l’époque. L’expérience du fils Bush dans le milieu du pétrole n’a a priori aucun rapport avec ses nouvelles fonctions de membre du conseil d’administration de Craterair. C’est donc ailleurs qu’il faut chercher les raisons de son recrutement, des raisons révélatrices des nouvelles méthodes de Carlyle. En réalité, Malek joue un jeu à trois bandes : d’un côté, il vient de négocier, loin de Carlyle, la reprise de la compagnie aérienne Northwest, dont il est le PDG. Cette compagnie a très souvent recours aux services de Caterair. De plus, elle a besoin d’autorisations fédérales en matière de régulation aérienne pour développer son activité. Le recrutement de George W. Bush, qui a besoin d’étoffer son CV dans le monde des affaires, permet d’envisager l’octroi des autorisations par l’entremise de son père, qui siège à la Maison-Blanche, et donc un regain d’activité pour Caterair. La boucle est bouclée. La Guerre du Golfe, qui amène la peur des attentats et la hausse des prix du pétrole entraîne malheureusement pour Carlyle une crise du secteur de l’aviation civile. L’audacieux montage subit donc un échec cuisant. Mais la compagnie de Norris et Rubinstein a, entre temps, considérablement accru ses contacts politiques [4].

Frank Carlucci : l’homme des services au service de Carlyle

(JPEG) En 1988, l’administration Reagan quitte la Maison-Blanche. Carlyle, fidèle à sa tradition, décide d’en recruter les meilleurs éléments. Le choix se porte sur Franck Carlucci [5], qui vient juste de quitter son poste de secrétaire à la Défense. Le 26 janvier 1989, il devient vice-président du Carlyle Group, ouvrant une nouvelle ère pour la société.
C’est en effet un renfort politique de très haute valeur. Très impliqué dans la Guerre froide, au cours de laquelle il a fomenté un grand nombre de coups fourrés dans divers endroits de la planète, Carlucci est l’homme des services états-uniens, ancien camarade de classe de Donald Rumsfeld à Princeton. Il est vice-directeur de la CIA en 1978, sous l’administration Carter, avant d’intégrer le département de la Défense de l’ère Reagan, sous la direction de Caspar Weinberger. Après un passage, en 1982, à la Sears World Trade [6] où il est impliqué dans une affaire de trafic d’armes liée à la CIA, il est nommé en 1986 à la tête du Conseil de sécurité nationale, en remplacement de l’amiral John Poindexter, carbonisé par l’affaire Iran-Contra. En novembre 1987, il remplace Caspar Weinberger au poste de secrétaire à la Défense, pour les dix-huit derniers mois de l’administration Reagan. Au cours de cette période, il se familiarise avec le processus d’élaboration du budget des armées et de ventes d’armes. Une expérience précieuse pour son futur poste au sein de Carlyle.

Frank Carlucci va ainsi être à l’origine du premier rachat lucratif pour Carlyle dans le milieu de l’armement. Il est en effet proche de Earle Williams, le président de BDM International, une société de conseil en questions de défense, filiale de Ford Aerospace. Ce dernier a réussi le tour de force de se faire nommer à la Naval Research Advisory Board, qui conseille la Navy états-unienne sur ses choix stratégiques à long terme, permettant ainsi à BDM d’obtenir de juteux contrats. Le tout en recrutant simplement, au sein de BDM, la femme de Melvyn Paisley, alors en charge de l’attribution des contrats de la Navy. Ce dernier rejoint même les rangs de BDM après avoir quitté ses fonctions en 1987.
Ce joyeux cocktail de corruption, de trafic d’influence et de fraude fait finalement l’objet d’une enquête d’envergure à l’été 88, qui aboutit à la mise en accusation de douzaines de responsables du Pentagone, en regard de leur attribution des contrats de défense. Le plus éminent d’entre eux n’est autre que... Melvyn Paisley. Le scandale éclabousse donc logiquement au passage BDM, dont la valeur chute dramatiquement, laissant la place libre à des repreneurs. Achetée 425 millions de dollars par Ford Aerospace en 1988, elle est rachetée 130 millions par Carlyle en 1990, grâce aux bons offices d’Earle Williams qui y conserve son poste de président, tandis que Carlucci et William Conway font leur entrée au conseil d’administration. Le succès de Carlyle est complet.

En quatre ans, le Carlyle Group a mis en place les bases de son succès futur : un savoir-faire financier, un carnet d’adresses politiques fourni et une spécialisation dans le secteur de la Défense où précisément les contacts politiques de haut-niveau sont essentiels. La période qui suit est une mise en application des leçons tirées du passé. C’est aussi la période qui voit William Conway prendre une part de plus en plus importante dans les décisions du groupe. C’est un homme d’affaires réputé pour son flair dans le monde de la finance, mais aussi pour ses méthodes de management autoritaires et conservatrices. Il est à l’origine, avec David Rubinstein, de la reprise mouvementée de la division Défense et Aérospatiale de LTV Corp, qui renforce la réputation du groupe.

Carlyle dans les eaux saoudiennes

À la même période, le Carlyle Group noue des relations avec l’Arabie saoudite. Profitant de la guerre du Golfe et d’une diplomatie états-unienne tournée vers le régime des Saoud, Carlyle rentre en contact avec le prince Alwaleed bin Talal, alors âgé de 35 ans, neveu du roi Fahd ayant fait ses études aux États-Unis. Devenu très riche d’une manière qui reste aujourd’hui inconnue, il souhaite à l’époque investir aux États-Unis. Le climat politique y est favorable, et la crise financière incite les banquiers à chercher de l’argent là où ils en trouvent. L’une des plus grandes banques du pays, la Citicorp, cherche ainsi 1,5 milliard de dollars pour rester à flot. Conscient de l’opportunité, le prince Alwaleed passe par un cabinet d’affaires de Washington pour intervenir. Ce cabinet lui conseille d’avoir recours aux services du groupe Carlyle, qui possède de nombreux atouts en matière de connexion politique qui peuvent se révéler utiles au prince. La manœuvre se heurte néanmoins à l’opposition de plusieurs membres du Congrès, hostiles à la prise de contrôle des banques états-uniennes par des investisseurs étrangers. L’entregent de Stephen Norris permet finalement d’obtenir l’agrément indispensable du Federal Reserve Board, à condition que le prince Alwaleed n’intervienne pas dans la gestion de la banque. Le 21 février 1991, le Carlyle Group peut donc se vanter d’avoir permis l’investissement de 590 millions de dollars du prince saoudien dans l’une des principales banques états-uniennes. La manœuvre permet au prince d’être potentiellement détenteur de 15 % des actions de la banque, devenant ainsi l’un de ses principaux actionnaires.
Des déclarations à l’emporte-pièce de Stephen Norris, revendiquant pour Carlyle le sauvetage de la banque et sous-entendant que le prince chercherait certainement à influer sur les décisions du conseil d’administration, amènent finalement le Federal Reserve Board à revenir partiellement sur son autorisation. Il n’empêche, le Carlyle Group a réussi son entrée sur la scène internationale.

La société va profiter de son avantage pour acquérir, en 1992, une entreprise peu connue, Vinnell, qui doit servir de relais au Proche-Orient pour l’expertise militaire détenue par Carlyle. Vinell est une société privée dont l’activité consiste à entraîner des armées étrangères lorsque celles-ci en ont besoin. Elle forme depuis 1975 les forces armées saoudiennes, et ses mercenaires, composés des éléments les plus aguerris des Special Forces, ont combattu aux côtés des troupes régulières lors de la Guerre du Golfe, en 1991. A l’époque, une commission d’enquête parlementaire diligentée par le sénateur Henry Jackson avait révélé que les critères de recrutement exluaient que soit embauché toute personne de religion juive. On retrouve ensuite la société lors du scandale de l’Irangate, puisque Richard Secord, général à la retraite de l’Air Force travaillant pour Vinnell fût impliqué en tant que complice d’Oliver North. En 1987, un article de Time Magazine met à nouveau en cause la société de mercenaires en révélant que deux de ses employés auraient été impliqués dans la tentative avortée de renversement du Premier ministre de Grenade, l’homme de gauche Maurice Bishop.

La reprise par Carlyle ne va rien changer aux activités de Vinnell. Au contraire, elle va s’accompagner d’un renforcement de la présence militaire états-unienne dans la région, de 1992 à 1995. En 1995, les bureaux à Riyad de Vinnell et de BDM, deux sociétés détenues par Carlyle, sont soufflés par un attentat meurtrier qui fait sept morts, dont cinq États-uniens. Les bureaux visés sont ceux soutenant le contrat de Vinnell auprès de la Garde nationale, à une époque où de nombreux Saoudiens souhaitent voir l’armée états-unienne quitter le pays. L’affaire fait grand bruit aux États-Unis et de nombreux témoignages anonymes font alors ressortir que Vinnell est, en réalité, une façade pour les interventions de la CIA, chargée, en Arabie saoudite, d’infiltrer l’armée nationale. D’après un ancien employé, même après le rachat par BDM (donc Carlyle) de la société, celle-ci aurait conservé toute son autonomie. Voilà qui lève une part du voile sur la couleur politique et les intentions des dirigeants du Carlyle Group. Ceux-ci ont néanmoins revendu Vinnell en 1997 [7], ce qui n’empêche pas celle-ci de continuer son œuvre en Arabie saoudite. Un rôle qui lui valut d’être au cœur d’importantes polémiques après les attentats du 11 septembre et l’apparition, au sein de l’administration Bush, d’un violent courant anti-saoudien.

Un renfort de choix : James Baker III

(JPEG) En 1993, le Carlyle Group poursuit son parcours du combattant pour parvenir au sommet du monde de la finance. Pour cela, il a besoin d’un nouvel atout pour ses relations publiques et politiques, une figure reconnue plus disponible que Frank Carlucci, devenu entre-temps membre du conseil d’administration de 32 sociétés, dont certaines n’appartiennent pas à Carlyle. À la fin de l’ère Bush, en 1992, David Rubenstein, Frank Norris et William Conway se rendent donc à la Maison-Blanche pour y débusquer l’oiseau rare : ce sera James A. Baker III [8]. Ce dernier dispose d’impressionnants états de service au profit des républicains : sous-secrétaire d’État au Commerce sous Ford en 1975, il fût directeur des campagnes de Ford, Reagan et Bush, directeur de cabinet de Ronald Reagan de 1981 à 1985, secrétaire au Trésor de 1985 à 1988, puis secrétaire d’État sous George Bush père de 1989 à 1992. Après la défaite de ce-dernier face à William Jefferson Clinton, il retourne vers le monde des affaires d’où il est issu, en acceptant des responsabilités à la fois pour Enron et pour le Carlyle Group. L’annonce de son recrutement par la société basée à Washington déclenche une effervescence médiatique autour de Carlyle, et on annonce même l’arrivée prochaine au sein du groupe de Colin Powell. En tout état de cause, l’arrivée de Baker renforce considérablement la position de Carlyle.

(JPEG)
George Soros

Le nom de James Baker va permettre au groupe de lever des fonds importants, ce qui avait été impossible jusque-là. Le premier objectif, fixé par David Rubinstein à 500 millions de dollars, sera rapidement dépassé, grâce à l’arrivée du financier George Soros, qui vient, en 1992, de mettre la livre anglaise à genoux [9]. Celui-ci accepte d’investir 100 millions de dollars dans la société, mais aussi évidemment de lui apporter sa propre notoriété de financier hors-pair. Ce qui permet à Carlyle de lever, en 4 ans, plus de 1,3 milliard de dollars, soit plus de deux fois la somme initialement recherchée. Les rachats sont alors couronnés de succès, le groupe se focalisant sur les domaines liés à la Défense et aux ventes d’armes, deux terrains qui nécessitent des contrats avec le gouvernement. Or la proximité avec les décideurs politiques est désormais la spécialité de Carlyle. Le groupe va ainsi fleurir, faisant gagner près de 30 % annuels à ses actionnaires.
La liste des membres du Carlyle continue elle aussi à s’allonger, avec l’arrivée de George Bush Sr au rang de « conseiller supérieur », celui-ci étant devenu un ami proche de David Rubinstein, mais aussi de l’ancien Premier ministre conservateur britannique, John Major, qui est chargé des investissements en Europe, fin 1997. Le Carlyle Group bénéficie également du soutien du fonds de pension de la Banque mondiale, dont il a recruté l’ancienne trésorière en charge des investissements, Afsaneh Mashayekhi Beshloss. Celle-ci avait confié une bonne partie des fonds à sa disposition à Carlyle.
Carlyle multiplie ses investissements à l’étranger, notamment en Amérique latine, en Russie (avec l’oligarque Mikhail Khodorkovsky [10]) et en Europe, ainsi que le recrutement de responsables politiques tels que le Premier ministre de Corée du sud, Park Tae-joon et l’ancien Président des Philippines, Fidel Ramos. Et ceux qui ne peuvent y travailler, y envoient leurs proches, comme Madeleine Albright qui fait engager sa fille Alice.

L’arrivée de George W. Bush à la présidence des États-Unis est une consécration pour le Carlyle Group. Le nouveau résident de la Maison-Blanche doit en effet sa nomination au travail de sape juridique fourni par James Baker III, membre du Carlyle Group, et aux amitiés politiques de son père, George H.W. Bush, également lié au fonds d’investissement de Washington. Carlyle a même financé la campagne politique des républicains à hauteur de 359 000 dollars, contre 68 000 seulement pour les démocrates. Le désavantage de cette politique est qu’elle attire vers la société l’attention de l’ensemble des médias états-uniens.

Bush père et fils : la diplomatie Carlyle

(JPEG) Le premier véritable scandale éclate en mars 2001, lors d’une visite de Bush senior en Arabie saoudite, en tant que responable du Carlyle Group. Sa rencontre avec le roi Fahd suscite de nombreuses interrogations dans la presse états-unienne : s’agit-il d’une rencontre diplomatique ? d’un voyage d’affaires privées ? des deux à la fois ? Des questions d’autant plus légitimes que l’ancien président des États-Unis, accompagné de John Major, profite de l’occasion pour rencontrer d’anciens partenaires en affaires, la famille Ben Laden, alors même que l’un des frères, Oussama ben Laden, est déjà considéré comme une menace terroriste par les services de renseignement états-uniens.

Le deuxième dossier majeur concerne la Corée du Sud. L’arrivée au pouvoir de George W. Bush a été caractérisée par une politique extrêmement agressive à l’égard de la Corée du Nord, qualifiée d’« État voyou ». Les pays de la région, tels que la Corée du Sud ou la Thaïlande, voient d’un mauvais œil cette escalade diplomatique, et remettent alors gravement en cause leurs accords signés avec Carlyle en mai 1999, lors d’une visite de George Bush Sr. Des contacts privilégiés existent entre la société et de nombreux dirigeants locaux, puisque Carlyle compte dans ses rangs le Premier ministre sud-coréen élu en 2000, Park Tae-joon, mais aussi son gendre, Michael Kim, chargé de gérer les intérêts coréens aux États-Unis, et l’ancien Premier ministre thaïlandais, Anan Panyarachum.
Cet édifice patiemment construit est subitement mis à mal par les déclarations du nouveau président états-unien, lui-même influencé par les faucons de son administration. George W. Bush semble jouer contre son propre camp. Il est vite ramené à la raison.
Le 6 juin 2001, George W. Bush opère un revirement subit et annonce la reprise du dialogue avec Pyongang. Quatre jours plus tard, le New York Times évoque des discussions entre le père et le fils Bush ayant provoqué cette décision : selon le journal, Bush père, convaincu que son fils était indûment influencé par le Pentagone, lui aurait conseillé d’adopter une position plus modérée sur ce dossier. Il aurait argué du fait qu’une position dure à l’encontre de la Corée du Nord mettrait à mal le gouvernement sud-coréen, et nuirait en conséquence aux intérêts états-uniens dans la région. Une ingérence bien inhabituelle à la tête d’une démocratie aussi solidement enracinée que celle des États-Unis.

Il ne s’agit pas là d’un acte isolé : le 18 juillet 2001, le New York Times rend compte d’une nouvelle intervention de l’ancien directeur de la CIA dans la diplomatie états-unienne. George Bush père aurait en effet appelé le prince héritier de l’Arabie saoudite Abdullah, de la part de son fils, afin d’assurer le gouvernement saoudien que « le cœur [de son fils] est du bon côté », par rapport au Proche-Orient. Un appel rendu nécessaire par la politique uniquement pro-israélienne menée par l’actuel président. D’après le journal, ce dernier était présent lors du coup de téléphone. Ces révélations suscitent de violentes réactions de la part des organisations civiques tournées vers la moralisation de la vie politique. Nombreuses sont celles qui demandent alors que Bush père démissionne du Carlyle Group, s’il souhaite jouer un rôle dans la diplomatie du pays.

Le 11 Septembre : la Divine providence pour le Carlyle Group

La polémique est certes vivace, mais reste minime par rapport à celle qui attend les actionnaires de Carlyle à la fin de l’été 2001. La société est en effet au cœur de l’événement le plus traumatique qu’aient connu les États-Unis depuis Pearl Harbour : les attentats du 11 septembre 2001.

Ce jour là, le Carlyle Group tient sa conférence internationale annuelle pour les investisseurs à l’hôtel Ritz Carlton de Washington DC. Frank Carlucci, James Baker III, David Rubenstin, William Conway et Dan D’Aniello ont convié une galerie d’anciens dirigeants venus des quatre coins de la planète, d’anciens experts en question militaires, de riches Arabes venus du Proche-Orient et plusieurs investisseurs internationaux majeurs, qui peuvent ainsi assister aux attaques terroristes sur écran géant. Parmi les personnalités, on trouve notamment Shafiq Ben Laden, officiellement « brouillé » avec son frère Oussama, et George Bush père. Ce dernier aurait, d’après le porte-parole de Carlyle, quitté la convention peu avant les attentats, et se serait trouvé dans un avion au-dessus du Midwest lorsque fût ordonnée l’interdiction de décoller à tout appareil sur le sol états-unien.

La première conséquence de ces attaques est un cadeau du ciel pour le Carlyle Group : le Congrès approuve immédiatement le déblocage de 40 milliards de dollars pour la Défense tandis que, dans l’ombre, les membres de l’administration Bush commencent à plancher sur le budget 2002 du Pentagone qui prévoit une hausse de 33 milliards de dollars. Des décisions qui ont pour conséquence de rendre les partenaires de Carlyle extrêmement riches. Le projet jusque là vivement controversé du Crusader, la super-arme états-unienne, est adopté sans opposition. Un projet vivement défendu par Carlyle, puisque réalisé par United Defense, une société détenue par le fonds états-unien. Ses dirigeants profitent d’ailleurs de ces décisions pour nationaliser United Defense, en décembre 2001, empochant au passage 237 millions de dollars.

Moins glorieux, la presse états-unienne, et notamment le Wall Street Journal met à jour les liens du Carlyle Group avec la famille Ben Laden. Celle-ci a commencé au début des années 1990, lorsque le groupe tentait de prendre le contrôle de la société italienne Italian Petroleum. À cette occasion, son émisaire au Proche-Orient, Basil Al Rahim, s’était rendu en Arabie saoudite, en Jordanie, au Bahreïn et aux Émirats arabes unis pour y trouver des investisseurs. Il avait alors fait la connaissance de la famille Ben Laden, à la tête d’une entreprise de travaux publics évaluée à 5 milliards de dollars, le Saudi Binladin Group. La famille a certes rompu avec le plus connu de ses cinquante membres, Oussama, qui s’est vu retirer la nationalité saoudienne en 1991, mais l’article du Wall Street Journal met néanmoins l’accent sur l’affreux paradoxe que représente la possibilité pour la famille du terroriste de s’enrichir à la faveur des attentats, par le biais du Carlyle Group. Une information qui oblige les dirigants à minimiser les investissements de la famille Ben Laden (estimée selon eux à 2 millions de dollars, elle concerne en réalité plusieurs fois cette somme d’après Basil Al Rahim, qui a quitté le groupe en 1997) et à liquider rapidement leurs avoirs.

Lorsque survient la psychose liée à l’anthrax, en octobre 2001, le Carlyle Group est à nouveau là pour offrir - ou plutôt vendre - la solution : il détient en effet 25 % d’une société appelée IT Group, spécialisée dans le nettoyage de déchets environnementaux et toxiques. En situation délicate avant l’épisode de l’anthrax, IT Group signe, au cours de la période, plusieurs contrats de désinfection dans des bâtiments « contaminés » tels que le Hart Senate Office Building et le centre de tri postal de Trenton [11]. Des chantiers qui emploient 400 travailleurs à plein temps pendant plusieurs jours, et permettent d’envisager un sauvetage miraculeux de l’entreprise. Il n’en sera rien, finalement, puisque la compagnie déposera tout de même le bilan, non sans avoir au préalable considérablement réduit ses dettes. On retrouve également Carlyle dans le sillage de Bioport, une société détenant le seul contrat gouvernemental pour la réalisation d’un vaccin expérimental et controversé contre l’anthrax. Travaille en effet dans cette société l’amiral à la retraite William Crowe, président du bureau des directeurs de cabinet au secrétariat à la Défense, du temps de Frank Carlucci. Si les deux hommes se connaissent bien, aucun liencommercialentrelesdeuxsociétésn’a cependant été établi.

En France, le Carlyle Group a acheté la principale entreprise de Vitrolles, le Groupe Genoyer qui fabrique des pièces détachées pour l’équipementier pétrolier Halliburton. Puis, il s’est emparé du papetier Otor, avant d’investir dans la presse. De 1999 à 2002, il a détenu 30 % du Figaro, qui a imposé Dominique Baudis à la présidence du Comité éditorial [12]. Il détient aujourd’hui 28% d’Aprovia (le pôle professionnel et santé de l’ex groupe Vivendi Universal Publishing), avec des titres comme Test, Le Moniteur ou L’Usine nouvelle. Et des participations dans Médimédia, qui édite par exemple Le Quotidien du Médecin et contrôle les Éditions Masson. Par ce biais, il bénéficie d’une expertise et d’une veille permanente sur la recherche et le développement industriels français. De plus, Carlyle s’est porté acquéreur de Vivendi Universal Entertainement.
En outre, Carlyle a investi dans l’immobilier de bureaux à Boulogne, Ivry, La Défense, Malakoff, Montrouge et Paris, avec une nette préférence pour les immeuble hébergeant des sociétés liées à l’armement.

L’étude détaillée du fonctionnement du Carlyle Group surprend et inquiète. Jamais l’influence d’une société privée n’a menacé à ce point d’engloutir une démocratie aussi ancienne que celle des États-Unis. Ce subtil dosage de collusion, de corruption et de népotisme, à un tel niveau de responsabilités, fait résonner d’une manière particulière les mots prononcés par le président Dwight Eisenhower lorsqu’il quitta les commandes du pays, en janvier 1961 : « Au sein des différents conseils du gouvernement, nous devons nous protéger contre l’apport d’une influence injustifiée, qu’elle soit recherchée ou non, de la part du complexe militaro-industriel. Le potentiel pour une montée désastreuse d’un pouvoir hors de propos existe et persistera. Nous ne devons jamais laisser cette agrégation mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques. »

 Réseau Voltaire
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[1] Cette enquête s’appuie sur l’excellent livre de Dan Briody sur le fonctionnement du Carlyle Group : The Iron Triangle - Inside the secret world of the Carlyle Group, par Dan Briody, Wiley, 2003.

[2] David Rubenstein était l’un des assistants en politique intérieure du président Jimmy Carter, à l’âge de 27 ans. Il est décrit par ses collaborateurs de l’époque comme un serviteur modèle de l’État, « le premier à arriver au travail, le dernier à en partir ».

[3] C’est ce qu’on appelle le Leveraged Buy Out ou LBO, qui consiste à constituer un holding qui s’endette pour racheter la cible. Le holding paiera les intérêts de sa dette et remboursera celle-ci grâce aux dividendes réguliers ou exceptionnels provenant de la société rachetée.

[4] « The fancy financial footwork of George W. Bush - The president as businessman », par David Ignatius, International Herald Tribune, 7 août 2002.

[5] Voir « L’honorable Frank Carlucci » par Thierry Meyssan, Voltaire, 11 février 2004.

[6] Filiale du géant de la distribution Sears Roebuck fondé par le général Robert E. Wood. Dans les années 50, la holding finança la création de l’American Security Council, embryon de ce qui est devenu le lobby militaro-industriel états-unien.

[7] Carlyle n’a pas tardé à réinvestir dans le mercenariat en achetant USIS (US Investigations Services), qui assure par exemple la sécurité du président Karzaï en Afghanistan.

[8] Voir « James A. Baker III, un ami fidèle », Voltaire, 16 décembre 2003.

[9] Voir « George Soros, spéculateur et philanthrope », Voltaire, 15 janvier 2004.

[10] Voir « Bush, Khodorkovsky & Associates », Voltaire du 13 novembre 2003.

[11] Pour une raison inconnue, IT avait également été chargé de vitrifier les décombres du Pentagone au lendemain du 11 septembre.

[12] Les parts ont été revendues depuis au groupe Dassault et M. Baudis est devenu président du CSA.



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 Réseau de presse non aligné (le 18/02/2006 à 20h00)





Focus

Par des enquêtes et des analyses originales, les Focus mettent en exergue, chaque jour, un fait ou une tendance dans l’actualité internationale.



 « L’avant-dernière chance de l’Iran »
La position russe sur le nucléaire iranien

 Par Sergueï Karaganov | 14 février 2006 | Voltaire, édition internationale | La Russie a retrouvé une influence internationale majeure. Malheureusement, ses positions diplomatiques sont souvent déformées dans la presse atlantiste. Soucieux de donner à ses lecteurs les clés nécessaires à la compréhension des grandes questions internationales, le Réseau Voltaire consacre ses différentes rubriques, aujourd’hui, aux positions et à la philosophie de Moscou sur la scène internationale. Nous publions le point de vue de Sergueï Karaganov, président du Conseil de politique extérieure et de défense, sur la crise iranienne mystérieusement intitulé « L’avant-dernière chance de l’Iran ». Il demande à Téhéran d’accepter la médiation russe et, chose nouvelle, admet comprendre une volonté iranienne de se doter de l’arme nucléaire.

Intoxication médiatique
Le cas des vrais-faux exilés politiques cubains

 Par Salim Lamrani | 8 février 2006 | Voltaire, édition internationale | Lors du Forum social de Caracas, Salim Lamrani, s’appuyant sur l’exemple cubain qu’il a longuement étudié, s’est appliqué à montrer comment la presse alternative pouvait démonter les mensonges de la propagande états-unienne. Encore faut-il mobiliser les compétences et les moyens pour effectuer les recherches comparatives nécessaires au replacement des faits dans leur contexte.

Pleins pouvoirs
La Federalist Society investit la Cour suprême des États-Unis

 Paris (France) | 2 février 2006 | Voltaire, édition internationale | Une association professionnelle d’avocats et de magistrats racistes, La Federalist Society, a fourni les principaux conseillers juridiques de l’administration Bush et a rédigé, avant les attentats du 11 septembre 2001, les lois d’exception anti-terroristes. Depuis la confirmation du juge Alito, elle détient 4 sièges sur 9 à la Cour suprême. Son théoricien, John Yoo, justifie les pleins pouvoirs perpétuels du président Bush.

Diplomatie
Les enjeux cachés de la crise iranienne

 Paris (France) | 1er février 2006 | Voltaire, édition internationale | L’escalade de la tension entre puissances atlantistes soucieuses de contrôler les dernières réserves d’hydrocarbures et la République islamique d’Iran se poursuit. Sous pression britannique, les membres permanents du Conseil de sécurité sont convenus de redéfinir les relations entre l’Agence internationale à l’énergie atomique et l’ONU. Ce compromis devrait faciliter la tâche aux tenants de la confrontation armée, cependant la Russie et la Chine jouent la montre. En effet, Vladimir Poutine s’apprête à dévoiler un projet d’envergure qui résoudrait définitivement le problème de la prolifération nucléaire tout en garantissant le droit légitime de toute nation à disposer de l’énergie atomique à des fins civiles.

Le silence de Reporters Sans Frontières sur le journaliste torturé à Guantanamo

 Par Salim Lamrani | 30 janvier 2006 | Voltaire, édition internationale | Le silence observé par l’organisation de « défense de la liberté de la presse », Reporters sans frontières (RSF), au sujet du journaliste soudanais, M. Sami al Hajj, suscite de nombreuses interrogations quant à l’impartialité de l’association dirigée par M. Robert Ménard. Toujours prompte à stigmatiser, souvent de manière arbitraire, certains pays dans la ligne de mire de Washington tels que Cuba, le Venezuela et la Chine, RSF a totalement ignoré le calvaire enduré par M. al Hajj, travaillant pour la chaîne de télévision qatarie Al Jazeera.

Le discours de Washington (2ème partie)
Al Gore dénonce l’effondrement des institutions démocratiques états-uniennes

 Washington DC (États-Unis) | 25 janvier 2006 | Voltaire, édition internationale | Après avoir décrit le pouvoir absolu que s’est arrogé George W. Bush aux États-Unis et à l’étranger, Al Gore stigmatise la philosophie constitutionnelle que les nouveaux juges à la Cour suprême s’apprêtent à imposer pour placer le président au-dessus des lois. Puis, il condamne le délitement du Congrès en proie à une corruption généralisée. La confusion des trois pouvoirs, c’est-à-dire la tyrannie, s’installe sous nos yeux. Elle appelle un sursaut du peuple. Nous reproduisons ici la dernière partie du discours prononcé par l’ancien vice-président des États-Unis, le 16 janvier 2006 à l’invitation de l’American Constitution Society et de la Liberty Coalition

« La seule lutte perdue est celle que l’on abandonne »
Marche de la Résistance des Mères de la place de Mai

 Par Ines Vázquez | Buenos Aires (Argentine) | 24 janvier 2006 | Voltaire, édition internationale | Les 25 et 26 janvier 2006 aura lieu à Buenos Aires la vingt-cinquième et dernière « Marche de la Résistance » à l’appel des Mères de la place de Mai. Cette grande marche de vingt-quatre heures rassemblera les mouvements populaires aux côtés des mères de disparus de la dictature, exemples de courage et de persévérance. C’est cette occasion que le Réseau Voltaire a choisie pour annoncer l’entrée dans son réseau de presse non-alignée du Journal des Mères de la place de Mai. Alors que la presse se taisait et que les citoyens détournaient les yeux, chaque jeudi, les Mères de la place de Mai défiaient les dictateurs et écrivaient l’histoire. C’est dans cette histoire, construite par la lutte et la persévérance, que nous nous reconnaissons.

Élections palestiniennes
Quel est le programme politique du Hamas aujourd’hui ?

 20 janvier 2006 | Voltaire, édition internationale | Les élections législatives palestiniennes du 25 janvier 2006 s’annoncent comme un séisme politique : le Hamas pourrait emporter la majorité des suffrages. Aussi la presse atlantiste s’efforce par avance de diaboliser ce parti politique. Soucieux d’apporter une information objective à ses lecteurs, le Réseau Voltaire a réalisé un long entretien avec le porte-parole de ce mouvement musulman. Répondant aux questions de Silvia Cattori, Moshir al-Masri présente un groupe de résistance, confronté à une occupation d’une extrême violence, bien éloigné du fanatisme qu’on lui impute.

Le discours de Washington (1ère partie)
Albert Gore dénonce le totalitarisme qui s’abat sur les États-Unis

 18 janvier 2006 | Voltaire, édition internationale | Nous reproduisons ici la première partie du discours prononcé par Albert Gore, le 16 janvier 2006 à l’invitation de l’American Constitution Society et de la Liberty Coalition. Avec rigueur, l’ancien vice-président des États-Unis met en garde ses concitoyens face à l’érection par l’administration Bush d’un pouvoir absolu sans précédent historique, d’une forme de dictature sans frontières. Il dénonce tout autant les atteintes aux principes constitutionnels états-uniens que l’absence de réaction à ces violations.

Embargo
Cuba : cible obsessionnelle de l’administration Bush

 Par Salim Lamrani | Paris (France) | 17 janvier 2006 | Voltaire, édition internationale | L’acharnement des États-Unis contre Cuba ne faiblit pas. Condoleezza Rice vient de décider le renforcement du blocus économique de l’île, tandis que le chargé d’affaires états-unien à La Havane fabrique une pseudo-opposition toute dévolue à Washington. L’administration Bush espère que l’embargo rendra la vie impossible aux Cubains et les poussera à renverser le gouvernement, lui permettant ainsi de placer ses hommes au pouvoir.

Incursion militaire
La vraie cible des bombardements US au Pakistan

 Paris (France) | 16 janvier 2006 | Voltaire, édition internationale | Les 8 et 13 janvier 2006, les États-Unis ont bombardé leur allié pakistanais, sous prétexte de vouloir éliminer le « numéro 2 d’Al Quaïda » Al Zawahiri. Depuis, d’importantes manifestations ont secoué le Pakistan pour dénoncer ces agissements. Car ces bombardements participent en réalité de la répression ethnique que les États-Unis mènent dans le pays pour maintenir le contrôle de la dictature du général Musharraf sur la zone riche en gaz du Baloutchistan. La presse atlantiste s’efforce de cacher la réalité à l’opinion publique internationale en relayant la fable d’Al Qaïda.

Cauchemar américain
Skull and Bones, l’élite de l’Empire

 Paris (France) | 13 janvier 2006 | Voltaire, édition internationale | Au sein de la très élitiste et puritaine université de Yale sont co-optés chaque année quinze fils de très bonne famille. Ils forment une société secrète aux rituels morbides : les Skull and Bones (Crâne et os). Tout au long de leur vie, ils se soutiennent et s’entraident face aux velléités démocratiques d’une plèbe qu’ils abhorrent. Les deux candidats à la dernière élection présidentielle, George W. Bush et John Kerry, loin d’être des adversaires, s’y côtoyaient en secret depuis trente-six ans. Alexandra Robbins a consacré aux Booners une enquête qui fait référence. Son livre est maintenant disponible en français.

Deux poids, deux mesures
La politisation du prix Sakharov

 Par Salim Lamrani | Paris (France) | 12 janvier 2006 | Voltaire, édition internationale | Le prix Sakharov, qui honnore des personnalités et des groupes pour leur action en faveur des Droits de l’homme, est devenu un instrument de la propagande atlantiste. Décerné par le Parlement européen, il ignore ceux qui font valoir les Droits de l’homme face à l’impérialisme et à la globalisation pour couronner ceux qui luttent contre les régimes résistant aux États-Unis, particulièrement le gouvernement cubain. Se fondant sur les rapports indiscutés d’Amnesty International, Salim Lamrani compare les jugements du prix Sakharov et la réalité des Droits de l’homme en Amérique latine.

Axis for Peace
Défense du droit international

 Par Jean Bricmont | Louvain-la-Neuve (Belgique) | 11 janvier 2006 | Voltaire, édition internationale | Figure du mouvement anti-impérialiste, Jean Bricmont a ouvert la table ronde sur l’ingérence humanitaire à la conférence Axis for Peace 2005. Dans ce texte extrait de son dernier livre, « Impérialisme humanitaire. Droits de l’homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ? », il explique que la paix ne peut s’appuyer que sur le droit international et que le droit d’ingérence, comme l’instrumentalisation des droits de l’homme, ne sont que des masques derrière lesquels se cache le droit du plus fort.

Propagande
Faut-il brûler Hugo Chavez ?

 Par Thierry Meyssan, Cyril Capdevielle | 10 janvier 2006 | Voltaire, édition internationale | Une organisation de défense des droits de l’homme, le Centre Simon Wiesenthal, et les quotidiens français Libération et Le Monde ont lancé une rumeur diffamatoire contre le président du Venezuela, Hugo Chavez : il serait antisémite. Manipulant avec une mauvaise foi évidente une citation tronquée, ils tentent de discréditer une personnalité politique qui s’est imposée comme la référence anti-impérialiste à la fois pour les mouvements progressistes latino-américains et pour l’Organisation des pays exportateurs de pétrole.

Axis for Peace
Général Ivashov : « Le terrorisme international n’existe pas »

 Par Général Leonid Ivashov | Bruxelles (Belgique) | 9 janvier 2006 | Voltaire, édition internationale | Le général Leonid Ivashov était le chef d’état-major des armées russes au moment des attentats du 11 septembre 2001. Ayant vécu les événements de l’intérieur, il nous en donne une analyse très différente de celle de ses homologues états-uniens. Comme lors de son intervention devant la conférence Axis for Peace 2005, il explique ici que le terrorisme international n’existe pas et que les attentats du 11 septembre sont une mise en scène. Ce que nous voyons n’est qu’un terrorisme instrumentalisé par les grandes puissances et qui n’existerait pas sans elles. Plutôt que de feindre une « guerre mondiale au terrorisme », il avance que la meilleure manière de réduire les attentats se situe dans le rétablissement du droit international et la coopération pacifique entre les États aussi bien qu’entre leurs (...)

Axis for Peace
Andreas von Bülow : « Nous devons d’abord lutter contre la manipulation »

 Par Andreas von Bülow | Bruxelles (Belgique) | 6 janvier 2006 | Voltaire, édition internationale | Ancien ministre et parlementaire allemand, Andreas von Bülow siégea à la Commission de contrôle parlementaire des services secrets où il mit en lumière le rôle de la CIA dans diverses opérations criminelles qui endeuillèrent l’Allemagne au cours de la Guerre froide. Dans sa contribution à la conférence Axis for Peace 2005, il analyse les mécanismes de la politique impérialiste à l’œuvre. Il détaille à partir de son expérience la collusion entre le crime organisé, le trafic de drogue et les services secrets. Les manipulations qui ressortent de cette étude l’amènent à porter le débat sur la question de l’information, dont il affirme qu’elle doit être le terrain privilégié des luttes à venir.

Axis for Peace 2005
Salim el Hoss : « L’Amérique est démocratique à l’intérieur et despotique à l’extérieur »

 Par Salim el Hoss | Beyrouth (Liban) | 4 janvier 2006 | Voltaire, édition internationale | Dans un entretien accordé à Silvia Cattori en marge de la conférence Axis for Peace 2005, l’ancien Premier ministre libanais Salim el Hoss partage son inquiètude face au plan israélo-états-unien de « remodelage du grand Moyen-Orient », c’est-à-dire de yougoslavisation de la région. Selon lui, la faiblesse des régimes arabes en fait des proies faciles pour une Amérique qui, bien que démocratique à l’intérieur, impose un despotisme dans le reste du monde.

Torture : un moment de vérité pour McCain... et pour nous tous

 Par Ray McGovern | 16 décembre 2005 | Voltaire, édition internationale | Sous l’impulsion des néo-conservateurs, les États-Unis ont légalisé l’usage de la torture pour la première fois de leur histoire. Un amendement du sénateur républicain John McCain visant à rétablir l’État de droit est actuellement disputé au Congrès. Ray McGovern, porte-parole d’un groupe d’anciens responsables des services secrets, lui a apporté son soutien. Il explique aux lecteurs du Réseau Voltaire que la question qui se pose aux parlementaires états-uniens n’est pas de trouver un équilibre entre sécurité nationale et droits de l’Homme, mais de défendre ou d’abandonner les valeurs fondamentales de la démocratie.

Entretien avec le président du Venezuela
« Où allez-vous, président Chavez ? »

 Par Manuel Cabieses Donoso | Caracas (Venezuela) | 14 décembre 2005 | Voltaire, édition internationale | En juillet dernier, le président Hugo Chavez accordait un long entretien à Manuel Cabieses, figure du journalisme engagé en Amérique latine. Loin des froides interviews à l’anglo-saxonne qui ne laissent la place qu’à des réponses prévisibles, ce dialogue entre deux militants révolutionnaires fait apparaître une réflexion et des projets politiques qui ont mûri dans l’action. Nous reproduisons ce document à l’occasion de l’entrée dans le Réseau Voltaire du journal chilien Punto Final, que Manuel Cabieses a fondé, il y a quarante ans.

Vers un nouvel équilibre mondial
Pourquoi Moscou renforce et modernise ses forces armées

 Par Viktor Litovkine | Moscou (Russie) | 13 décembre 2005 | Voltaire, édition internationale | Dans une étude réalisée à l’attention de la conférence Axis for Peace 2005, Viktor Litovkine s’attache à évaluer le relèvement militaire de la Russie. Pour le célèbre expert, il ne s’agit pas là de répondre au réarmement des États-Unis, ni de préparer une aventure impériale, mais de se doter des moyens indispensables pour résister aux pressions et chantages de Washington. Ce réarmement, qui viserait à garantir une nouvelle multipolarité du monde, est d’ailleurs opéré en coopération avec d’autres grandes puissances.

Scandale international
La commission Mehlis discréditée

 Par Talaat Ramih | Paris (France) | 9 décembre 2005 | Voltaire, édition internationale | La mission d’assistance judiciaire auprès de la Justice libanaise, confiée par le Conseil de sécurité de l’ONU à Detlev Mehlis, s’est transformée en commission d’enquête internationale, puis en parquet international. Elle est devenue un instrument des néoconservateurs et a mis la Syrie en accusation, lui imputant l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. Cependant, ainsi que le relate Talaat Ramih, les manipulations de M. Mehlis ont éclaté au grand jour et il a été contraint de démissionner dans la honte et la confusion. La preuve est faite que le dossier contre la Syrie est vide, mais Washington ne s’en soucie pas plus que des rapports d’Hans Blix montrant qu’il n’y avait pas d’armes de destruction massive en Irak.

Édition spéciale - Liberté d’expression
Lettre ouverte de Mordechai Vanunu

 Par Mordechaï Vanunu | Tel-Aviv (Israël) | 6 décembre 2005 | Voltaire, édition internationale | Le pacifiste israélien Mordechai Vanunu a été arrêté en Israël le 18 novembre 2005 et placé en garde à vue, puis libéré. Il vient d’être inculpé pour avoir rencontré des personnalités étrangères et avoir accordé plusieurs entretiens, dont un à Silvia Cattori pour le Réseau Voltaire. Il vient de nous adresser une lettre ouverte que nous reproduisons ici.

Argumentaire
La remise en cause de l’axe Londres-Washington

 Par Cédric Housez | Paris (France) | 1er décembre 2005 | Voltaire, édition internationale | L’alliance traditionnelle de la couronne britannique et de son ex-colonie américaine, dont aussi bien Winston Churchill que Margaret Thatcher firent le socle de la politique étrangère britannique, est aujourd’hui remise en cause. Le Royaume-Uni doit en effet choisir entre son engagement atlantiste et ses intérêts européens. Cependant, comme le note Cédric Housez en étudiant les déclarations des dirigeants britanniques, le Royaume-Uni répugne à ce choix. Le questionnement sur le suivisme de Tony Blair dans les aventures militaires de George W. Bush se borne, pour le moment, à exprimer une volonté d’équilibrage des relations transatlantiques.

Globalisation
Vers une communauté nord-américaine

 Par Pierre Hillard | Paris (France) | 30 novembre 2005 | Voltaire, édition internationale | La véritable nature de l’actuelle Union européenne est révélée par la construction simultanée d’une communauté nord-américaine, destinée à fusionner avec elle. Pierre Hillard analyse ce projet, tel qu’il est décrit dans les documents internes des cercles dirigeants canadiens, états-uniens et mexicains.

Le vrai commanditaire du terrorisme international
Un demi-siècle de terrorisme états-unien contre Cuba

 Par Salim Lamrani | Bruxelles (Belgique) | 29 novembre 2005 | Voltaire, édition internationale | Intervenant lors de la table ronde consacrée à la fabrication du terrorisme international, au colloque Axis for Peace 2005, Salim Lamrani a dressé le bilan des actions secrètes des États-unis contre Cuba. Un exemple indiscutable qui montre que Washington pratique -aujourd’hui et depuis longtemps- le terrorisme international, tout en feignant de le combattre.

Une alternative aux guerres impérialistes
Guerre ou paix / guerre et paix

 Par James Petras | Bruxelles (Belgique) | 28 novembre 2005 | Voltaire, édition internationale | Dans une contribution magistrale, présentée à la conférence Axis for Peace 2005, le professeur James Petras analyse les contradictions du système impérialiste états-unien. Il souligne la manipulation de l’ONU et du droit international par les grandes puissances. Il décrit la fuite en avant des militaristes civils, néoconservateurs et sionistes. Loin de sombrer dans le pessimisme, le célèbre intellectuel états-unien trace les perspectives d’une résistance populaire internationale.

Espionnage
Washington soucieux de compromettre ses amis

 Par Guennadi Evstafiev | Moscou (Russie) | 25 novembre 2005 | Voltaire, édition internationale | Les affaires d’espionnage qui secouent actuellement la classe dirigeante états-unienne doivent être replacées dans leur contexte. Elles n’ont rien de nouveau et illustrent à la fois une tendance récurrente du pouvoir militaire à surveiller le pouvoir civil, et une volonté collective de manipuler prioritairement les alliés avant même les adversaires, souligne pour le Réseau Voltaire le général Guennadi Evstafiev.

Alibi humanitaire
Le « devoir d’ingérence », nouvel habit de l’expansionnisme

 Par Jean Bricmont | Bruxelles (Belgique) | 23 novembre 2005 | Voltaire, édition internationale | Ouvrant la table ronde sur l’ingérence humanitaire à la conférence Axis for Peace 2005, le professeur Jean Bricmont a souligné que l’impératif moral auquel les opinions publiques ouest-européennes se soumettent n’est qu’une injonction de communication pour leur faire accepter l’expansion de l’hégémonie. Pour une compréhension lucide de ces conflits, il convient de faire abstraction des présupposés moraux et de revenir à une analyse politique des faits.

Multipolarité
Le redressement de l’économie russe

 Par Nina Koulikova | Moscou (Russie) | 22 novembre 2005 | Voltaire, édition internationale | Dans une contribution adressée à la conférence Axis for Peace 2005, l’académicienne Nina Koulikova assure que le redressement économique de la Russie, bien que loin d’offrir à sa population un standard de vie comparable à celui de l’Europe occidentale, est suffisant pour lui permettre de jouer à nouveau un rôle d’équilibre sur la scène internationale. En outre, l’intégration économique de la Russie dans des regroupements étatiques serait le gage du caractère pacifique de ses ambitions.

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 « Pentagon Strike » L’effroyable imposture (le 07/02/2006 à 17h43)
Enquéte sur l'attentat du 11-09-2001 sur le pentagone
cliquez sur le lien ci-dessus pour voir la vidéo

Cette animation, réalisée par Darren Williams et diffusée au cours de l’été 2004 sur le site http://www.pentagonstrike.co.uk, reprend les principaux arguments de L’effroyable imposture et a fait l’objet de commentaires de la part de Philip D. Zelikow, le directeur exécutif de la Commission d’enquête officielle sur les attaques du 11 septembre 2001.

nous devons nous poser une question : Qu'est-ce qui est le plus probable, que quelqu'un prenne un 757 pour un missile ou qu'un drone avec une envergure de 117 pieds (35,7 m) puisse être modifié d'une façon capable de tromper un témoin oculaire avec succès en pensant que c'était un avion commercial de passagers ?

Global Hawk habillé aux couleurs American Airlines. Ce matin de septembre terrifiant, si vous aviez vu cet avion passer à plus de 650 km/h, n'auriez-vous pas été un peu embrouillé ?


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 11 septembre 2001 (le 06/02/2006 à 23h37)

                    11 septembre 2001

Le 11 septembre s’est produit un événement sans précédent sur lequel il est pourtant extrêmement difficile de mener un travail d’investigation journalistique. Toute enquête émettant des doutes sur la version officielle est considérée, a priori, avec dégoût. Depuis le 11 septembre, le Réseau Voltaire tente, malgré tout, de mettre en lumière ce qui s’est réellement passé et comment sont actuellement réorganisés les rapports de forces internationaux. Ce site propose des enquêtes indépendantes.



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11 septembre 2001


Les « Scientifiques pour la vérité sur le 11 septembre » rejettent la version officielle

 Par Ossama Lotfy | 30 janvier 2006 | Voltaire, édition internationale |


Terrorisme
Ces exercices de simulations qui facilitent les attentats

 Paris (France) | 13 septembre 2005 | Voltaire, édition internationale | Tout comme les militaires organisent régulièrement des manœuvres pour tester leur matériel et leur organisation en vue de combats réels, les puissances publiques civiles ont mis en place des exercices de simulation d’attentats. Partant d’un scénario catastrophe tel qu’un avion suicide ou une bombe placée dans le métro, des cabinets de gestion de crise sont formés qui coordonnent les secours et les premières réactions. Mais l’étude de plusieurs cas récents montre que ce qui devait permettre de sauver des vies a, en fait, été utilisé pour faciliter des attentats. Des exercices de simulation se déroulaient ainsi à Londres le 7 juillet 2005 ou à New York le 11 septembre 2001…

Le régime Bush
Les trois versions officielles des détournements d’avion du 11 Septembre

 Par David Ray Griffin | 12 septembre 2005 | Voltaire, édition internationale | Quatre ans après les attentats qui endeuillèrent les États-Unis, la polémique ouverte dans nos colonnes est plus que jamais d’actualité. Le rapport définitif enfin rédigé et rendu public par la Commission présidentielle Kean-Zelikow, loin de répondre aux questions que se posait le public, n’a fait qu’ajouter à la confusion. Il n’y a plus une version officielle des événements, mais un grand nombre de documents officiels contradictoires et incompatibles. Dans le monde entier, l’opinion publique exprime ses doutes, y compris aux États-Unis, où selon un sondage Zogby, plus de la moitié des New-yorkais ne croient plus ce que les autorités leur disent à propos de ces attentats. Dans un ouvrage magistral, le professeur David Ray Griffin passe au crible le travail de cette commission. Nous en reproduisons un extrait consacré aux prétendues tentatives d’interception des prétendus avions (...)

Le 911 European Tour
Du 11 septembre aux ADM irakiennes, le mensonge est une politique

 Par Thierry Meyssan | Londres (Royaume-Uni) | 30 mai 2005 | Voltaire, édition internationale | À l’initiative du millionaire Jimmy Walter, une série de conférences sur le 11 septembre a été organisée dans les principales capitales européennes. Des journalistes et écrivains états-uniens y ont démontré la responsabilité de l’administration Bush dans l’organisation de ces attentats et l’installation d’un régime d’exception. Ils ont appelé les gouvernements européens à ouvrir une enquête internationale. Nous reproduisons l’intervention de Thierry Meyssan à Londres.

L’ancien numéro 2 du KGB parle
Leonide Chebarchine : « La prochaine cible des États-Unis sera l’Iran »

 Par Bakhtiar Akhmedkhanov | Moscou (Russie) | 14 mars 2005 | Voltaire, édition internationale | Depuis trois ans et demi, la Russie reprend à son compte la rhétorique états-unienne de la « guerre au terrorisme international » et s’abstient de tout commentaire sur les attentats du 11 septembre 2001. Rompant avec cette posture, l’ancien n°2 du KGB, Leonide Chebarchine, affirme que le « terrorisme international » n’a aucune réalité et qu’Oussama Ben Laden est encore aujourd’hui un agent de la CIA. Dans un entretien exclusif à RIA Novosti, diffusé hors de Russie par le Réseau Voltaire, il analyse les mobiles pétroliers du bellicisme de Washington et montre que la stratégie du Pentagone conduit inexorablement à faire la guerre en Afghanistan hier, en Irak aujourd’hui et en Iran demain.


11 septembre : Cynthia McKinney, seule parlementaire démocrate aux USA ?
Washington DC (États-Unis) | 4 mars 2005 | Voltaire, édition internationale | Voici l’extrait vidéo et la retranscription d’une intervention de Cynthia McKinney au Congrès états-unien, le 16 février 2005. Elle y soulève la question des 4 exercices militaires qui se déroulaient dans la journée du 11 septembre 2001 et qui seraient, selon le livre de Michael C. Ruppert Crossing the Rubicon, l’instrument ayant permis aux véritables terroristes de paralyser la réaction de l’armée de l’air. La parlementaire met en évidence l’embarras de l’exécutif à dévoiler les circonstances réelles de cette opération.


Quand CNN affirmait qu’aucun avion ne s’était écrasé sur le Pentagone
Washington DC (États-Unis) | 27 février 2005 | Voltaire, édition internationale | Le journaliste de CNN spécialisé dans les questions militaires Jamie McIntyre, qui possède un bureau au Pentagone et se trouvait sur place le matin du 11 septembre 2001, rapporte face à la caméra ses premières impressions après une inspection visuelle méticuleuse du lieu de l’impact. Voici la séquence vidéo de son témoignage à chaud, sa transcription et la traduction française de cette transcription.


11 septembre 2001 : Michael C. Ruppert désigne Dick Cheney comme suspect n°1

 20 janvier 2005 | Voltaire, édition internationale | Nous vous présentons la synthèse des éléments du dossier contre Dick Cheney, qui est désigné comme premier suspect pour les crimes du 11 septembre 2001 par Michael C. Ruppert, journaliste et écrivain membre du Collectif pour la vérité sur le 11 septembre, dans son livre « Crossing the Rubicon ».


« Plus de moyens de rester en sûreté »
Par Warren Christopher, James A. Baker III | 3 janvier 2005 | Voltaire, édition internationale |


Des questions sans réponses
Le fantôme de la Maison-Blanche

 Paris (France) | 1er novembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Alors que la presse européenne voit dans l’élection présidentielle états-unienne un enjeu international majeur, outre-Atlantique deux figures politiques activistes tentent de resituer le fond du problème. La Démocrate Cynthia McKinney et la Républicaine Catherine Austin Fitts nous rappellent que peu importe lequel des deux candidats siègera au bureau ovale, un fantôme hantera les lieux tant que les questions des familles des victimes du 11 septembre resteront sans réponses. Nous reproduisons l’intégralité de leur tribune parue sur 911truth.org.

Animation Flash
« Objectif Pentagone »
27 octobre 2004 | Bibliothèque | Cette animation, réalisée par Darren Williams, reprend les principaux arguments de L’Effroyable imposture et du Pentagate. Elle révèle les principales incohérences de la version officielle des autorités états-uniennes concernant l’attaque du Pentagone, le 11 septembre 2001.

États-Unis
100 personnalités contestent la version officielle du 11 septembre

 Paris (France) | 26 octobre 2004 | Voltaire, édition internationale | Un an et demi après la publication de L’Effroyable imposture, le doute sur les attentats du 11 septembre 2001 atteint les États-Unis. 49 % des New-Yorkais pensent que l’administration Bush était informée à l’avance, mais a délibérément laissé commettre les attentats. 100 personnalités états-uniennes de tous horizons, dont les candidats libertarien et écologiste à l’élection présidentielle, récusent le récent rapport de la Commission présidentielle et demandent la réouverture de l’enquête. 40 membres de familles de victimes déposeront demain une plainte pénale devant le procureur général de New York de manière à ce que les citoyens puissent prendre le contrôle d’une enquête jusqu’ici verrouillée par l’administration Bush.


« Comment les républicains et les démocrates ont mené leur travail dans la commission sur le 11 septembre »
Par Thomas H. Kean, Lee H. Hamilton | 18 octobre 2004 | Voltaire, édition internationale |


Animation Flash
« Pentagon Strike »
7 octobre 2004 | Bibliothèque |



Rapport de la Commission d’enquête sur le 11 septembre : « Le détournement du Vol American Airlines 77 »
7 octobre 2004 | Bibliothèque |


Guerre des civilisations
Les aveux sur mesure des « repentis » d’Al Qaïda

 Par Paul Labarique | Paris (France) | 21 septembre 2004 | Voltaire, édition internationale | La théorie selon laquelle la destruction du World Trade Center à New York et la fabrication de fausses cartes à puce dans une banlieue française participent du plan conduit par une seule et unique organisation terroriste mondiale trouve sa confirmation dans les aveux des « repentis d’Al Qaïda ». Mais à y regarder de plus près, ces repentis sont rares et leurs témoignages sont douteux, voire pas crédibles du tout. Bien qu’à ce jour aucun tribunal n’ait admis les prétendus liens entre des attentats commis en Europe et Al Qaïda, dont pourtant ces repentis témoignent, experts et journalistes persistent à échafauder des hypothèses et à préconiser des politiques sur la foi de ces dépositions.


« Trois ans après le 11 septembre »
Par Pierre Lellouche | 14 septembre 2004 | Voltaire, édition internationale |


« Vérité d’un côté des Pyrénées, erreur en deçà »
Le 11 septembre, vu d’Espagne

 Par Sandro Cruz | Genève (Suisse) | 13 septembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Trois ans après les attentats du 11 septembre, les grands médias et l’opinion publique aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Israël adhérent à la version officielle des événements. En France, les grands médias aussi, mais pas l’opinion publique dont une large partie se montre rétive. Dans le reste de l’Europe, en Amérique latine et dans le monde musulman, le scepticisme prévaut. À titre d’exemple, en Espagne des best-sellers affirment qu’aucun avion ne s’est écrasé sur le Pentagone, tandis que le quotidien de référence El Mundo a édité une traduction de L’Effroyable imposture.

Guerre au terrorisme
La Justice n’a pas trouvé d’agent d’Al Qaïda en Europe

 Par Paul Labarique | Paris (France) | 19 août 2004 | Voltaire, édition internationale | Les médias se font régulièrement l’écho de l’arrestation en Europe de membres d’Al Qaïda, créditant ainsi la théorie états-unienne du complot islamique mondial. Cependant les tribunaux rejettent, affaire après affaire, les accusations d’appartenance à une organisation terroriste globale. Ils ne prononcent de condamnation que pour des délits de droit commun ou pour des projets criminels sans lien avec Al Qaïda. En pratique, les poursuites antiterroristes apparaissent comme un moyen détourné de criminaliser les opposants de gouvernements arabes amis tout en donnant des gages de bonne conduite idéologique à Washington.


« Une approche romancée »
Par Philip Kennicott | 17 août 2004 | Voltaire, édition internationale |



La belle histoire du 11 septembre
Par Réseau Voltaire | 17 août 2004 | Voltaire, édition internationale | Le rapport de la Commission indépendante sur le 11 septembre est un succès de librairie. Le chroniqueur culturel du Washington Post, Philip Kennicott, explique ce phénomène par le style littéraire du document et son « approche romancée ». Cette remarque, qui se veut positive, ne peut qu’inquiéter le lecteur étranger qui notera que ce rapport ne vise pas à élucider les évènements, mais à narrer un mythe collectif qui fonde la nouvelle politique impériale des États-Unis.


« Perdre une chance d’apprendre du 11 septembre »
Par John F. Lehman | 27 mai 2004 | Voltaire, édition internationale |



« Je veux connaître l’horrible vérité »
Par Monica Gabrielle | 30 avril 2004 | Voltaire, édition internationale |



« Des enseignements de l’enquête sur le 11 septembre »
Par Richard Clarke | 28 avril 2004 | Voltaire, édition internationale |



« La Commission sur le 11 septembre regarde du mauvais côté »
Par Amitai Etzioni | 27 avril 2004 | Voltaire, édition internationale |



« D’une commission à une autre : taisez vous »
Par Wayne Downing, Juliette Kayyem | 19 avril 2004 | Voltaire, édition internationale |



« Secouer les arbres »
Par David B. Rivkin, Lee A. Casey  | 16 avril 2004 | Voltaire, édition internationale |



« Ne pas entendre ce qui va mal, ne pas lire ce qui va mal, raconter des sornettes »
Par Sidney Blumenthal | 16 avril 2004 | Voltaire, édition internationale |


Conférence de presse à la Maison-Blanche
George W. Bush sur la défensive

 Paris (France) | 16 avril 2004 | Voltaire, édition internationale | Le président Bush a donné la troisième conférence de presse en prime-time de son mandat. Il a annoncé que l’occupation de l’Irak se prolongerait bien au-delà du « transfert de souveraineté » prévu à la fin du semestre. Non seulement aucun retrait n’est à l’ordre du jour, mais 20 000 hommes supplémentaires arrivent sur zone. Il a redéfini l’ennemi mondial des États-Unis : une idéologie politique de fanatiques musulmans qui œuvrent depuis 1983. Enfin, il a rejeté toute responsabilité dans les attentats du 11 septembre réaffirmant qu’ils ont été organisés par Oussama Ben Laden.


« On ne pouvait pas réagir »
Par Frank J. Gaffney Jr. | 14 avril 2004 | Voltaire, édition internationale |

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 Quatre ans après les attentats qui endeuillèrent les Etats-Unis, la polémique est relancé (le 25/01/2006 à 01h10)


 Par David Ray Griffin | 12 septembre 2005 |
Voltaire, édition internationale |
Quatre ans après les attentats qui endeuillèrent les États-Unis, la polémique ouverte dans nos colonnes est plus que jamais d’actualité. Le rapport définitif enfin rédigé et rendu public par la Commission présidentielle Kean-Zelikow, loin de répondre aux questions que se posait le public, n’a fait qu’ajouter à la confusion. Il n’y a plus une version officielle des événements, mais un grand nombre de documents officiels contradictoires et incompatibles. Dans le monde entier, l’opinion publique exprime ses doutes, y compris aux États-Unis, où selon un sondage Zogby, plus de la moitié des New-yorkais ne croient plus ce que les autorités leur disent à propos de ces attentats. Dans un ouvrage magistral, le professeur David Ray Griffin passe au crible le travail de cette commission. Nous en reproduisons un extrait consacré aux prétendues tentatives d’interception des prétendus avions (...)
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